‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 487 sur 792 · Galon, De agri cullura · texte numérisé non relu

Galon, De agri cullura

5. P. 370, n. 1. AssiynaïUur viriliin noniinibus, disent les Gromatici veleres, p. 154. 0. P. .393.

!l. T. 111. p. 125. Cicéron {Ad fam., XIII, 7 et 11) cite des villes d'Italie dont le

variétés d'autorité foncière fut celle qu'on octroya à des dieux.

Un dieu pouvait devenir maître de domaine en Gaule, à la condition d'élire domicile en un endroit déterminé : j'entends par là d'y avoir son temple. Le temple du dieu était alors, comme le château du grand seigneur, une résidence de propriétaire et un centre de biens-fonds. Donations, legs, héritages même, faisaient le dieu très riche, car les plus hautes divinités, par exemple le Mars des Gaules, reçurent des empereurs la capacité d'hériter'. Autour du sanctuaire se multipliaient les demeures et les bâtiments d'exploitation : des champs, des bois, des sources, des aqueducs, dépendaient de lui; des droits ou des amendes étaient perçus à son profit-. Un prêtre ou un collège administrait tous ces biens, assisté de nombreux serviteu^s^

Ces principautés religieuses ne furent point très rares en Gaule*, et il est probable qu'elles remontaient à des temps très anciens. Mais elles n'y atteignirent jamais l'étendue et la prospérité des grands sanctuaires d'Asie, où un prêtre de Cj^bèle faisait figure de roi.

principal revenu consistait in ils vectigalibus qaœ habenl in provincia Gallia (la Cisalpine). — Qui sait si ce n'est pas, parfois, l'origine de ces curieuses enclaves que certains diocèses de l'ancienne France possédaient à l'intérieur de diocèses voisins? Tel, par exemple, le doyenné de Chaaipeaux (7 paroisses), du diocèse de Paris, enclavé dans le diocèse de Sens (Lebeuf, Hist. de Paris, V, éd. de 1883, p. 409).

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