‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 486 sur 792 · V,I. — DIVERSES ESPÈCES DE PROPRIÉTAIRES · texte numérisé non relu

V,I. — DIVERSES ESPÈCES DE PROPRIÉTAIRES

Le maître de ce domaine pouvait être un étranger aussi bien qu'un homme du pays. Car aucune loi ne défendit aux Gaulois de vendre leurs biens-fonds à des Italiens ou à d'autres provinciaux*, et eux-mêmes avaient le droit d'acquérir des terres dans toutes les cités de la Gaule et de l'Empire-.

11 est à croire, cependant, que cette circulation des grands domaines de la Gaule a été, pendant les premiers siècles de l'ère chrétienne, une chose assez rare, et qu'ils restèrent longtemps entre les mains d'une seule famille, et dune famille du pays^ : ce qui était conforme aux règles posées par les agronomes latins de l'ancienne école \

Cela ne veut point dire que cette famille fût regardée comme maîtresse du sol : la loi ne la connaissait point à ce titre. Ln domaine appartenait, non pas à une famille, mais à son chet ou à l'un de ses membres. La propriété privée était strictement personnelle. Parmi ces noms de terres dont nous avons parlé, il ne doit y avoir que des noms d'individus, et non pas de génies'.

La propriété individuelle ne fat point, du reste, la seule que l'on connût. Quelques-uns de ces domaines appartenaient à des confréries''; d'autres, à l'empereur'. Des cités étaient propriétaires", non pas seulement sur leur territoire, mais sur celui d'une cité voisine ou lointaine ^ jNLiis la plus curieuse de ces

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