‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 506 sur 792 · LE COLLÈGE TIENT DE LA CITÉ ET DE LA FAMILLE · texte numérisé non relu

LE COLLÈGE TIENT DE LA CITÉ ET DE LA FAMILLE

coutumier'. Dans quelques collèges, le soin du culte, la souveraineté morale de l'assemblée, appartenaient non pas à un magistrat, mais à un « père ». et parfois, à côté de lui. à une « mère y>, paler ou mater collegii-. Tous les membres formaient donc une grande famille, se réunissant autour d'un foyer dans un accord fraternel librement consenti.

Image de la cité et de la famille, différent pourtant de l'une et de l'autre, plus intime et plus amical que la première, plus rivant et plus varié que la seconde, par là s'explique que le collège ait exercé un tel attrait sur les hommes au temps des empereurs. Voyez alors les communautés chrétiennes de la Gaule : car c'est en elles que l'esprit de confrérie arriva à la plus forte intensité.

Elles se sont constituées en « églises »^ c'est-à-dire en « assemblées » ou, pour ainsi dire, en « comices de cités »*, chacune suivant une loi qui lui est propre et qui émane de son fondateur '. Il y a en elles des riches et des pauvres, des esclaves et des citoyens, des hommes et des femmes*^. A leur tête est un chef ou « surveillant », 1' « évéque » '. que des « anciens » ^ et des « diacres «'assistent dans l'administration. Mais l'évèque est aussi un « père » pour les siens '", tous sont « frères » entre eux, et ils ne se donnent pas d'autre nom". Par delà leur

1. C. I. L., XII, 1282; XIII, 1734; etc. La Mère des Dieux, par exemple, pour les dendrophores (j). 4uO. n. 1). Cf. Waltzing. I, p. 195 et s.; IV. p. 431 et s.

2. En dehors de la Gaule, jusc[u"ici. Cf. Wallzing, I. p. 446-9; Kornomami, c. 425.

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