Fabri navales, à Arles; XII
7. Struclores, a Sos (Rev. des Et. anc, 1912, p. 71); lapidarii (ei?) struclores, à Saintes (.\III, 1034). — Les opifices lapidarii sont plutôt des tailleurs de pierre (Vaison, XII, 1384). Lapidarii, dans le pays de Dijon (.XIII, 5473). — De même, les lapidarii Almanticenses ou Alinanicenses, qu'on trouve à Arles (XII, 732) et à Cimiez (V, 7869) : je ne vois aucune explication satisfaisante pour cette épithète. — Les maçons sont compris d'ordinaire parmi les fabri tignuarii, n. 3.
8. Artifices tectores, associés aux fabri tignuarii (n. 3) : à Lyon (XIII, 1734, 1983) et à Arles (XII, 719).
de long', tisserands ou drapiers-. Ils se réunissent pour des cérémonies communes, des fêtes intimes, des discussions sur les intérêts professionnels'; et cela va de soi. Mais outre leurs affaires propres, il faut qu'ils songent à celles de la ville. En cas d'incendie, par exemple, c'est à eux qu'on fait appel % et, pour combattre le feu, ils sortent, s'assemblent, se rangent, sous les ordres d'un magistrat municipale
A côté des confrères de l'atelier étaient les confrères de la
i. Dendrophori : Cimiez (V, 7904), Marseille (XII, 411), Valence (XII, 1744), Vienne (1917, 1878), Lyon, où ils paraissent avoir reçu le surnom de Augustales (Xlll, 1723, 1751, 1752, 1961, 2026), etc. Je verrais volontiers dans ce collège, à l'état primitif, les bûcherons et scieurs de long, chargés d'abattre les arbres, de transporter les pièces de bois (cf. Espérandieu. n" 1096) et de préparer les poutres. — Comme l'une des plus importantes cérémonies, dans le culte de la Mère des Dieux, était le transport de l'arbre sacré, on leur donna de très bonne heure (depuis Claude? Lydus, De mensibus, IV, 41) ce nom grec de « porle-arbre », et on les assigna au culte de la Mater: cf. Graillot, Culte de Cybèle, p. 263-278. 11 est douteux, cependant, qu'ils n'aient pas, à l'origine, porté un autre nom, surtout en Gaule. — Les hasiiferi sont peut-être, primitivement, une société de même ordre, et leur nom, sans doute, rappelle de plus près un mot indigène
2. Centonarii : à Cimiez (V, 7906), Aix (XII, 521)), Marseille (410), Arles (700). Nimes (2754), Vaison (1282), Lyon (XIII, 1805, 1961, 1972; XII, 1898), etc. — Je dis drapiers ou tisserands, faute de mieux. Mais je crois que la majeure partie de ces confrères se rattachaient, comme les précédents (p. 400, n. 4-8, et ici, n. 1), à l'industrie du bâtiment. C'étaient peut-être, à l'origine, les fabricants et dresseurs de tentes. On donnait le nom de centones à toutes sortes de gros draps, et notamment à des couvertures destinées à protéger contre l'incendie (César, De b. c, IL 10, 6: III, 44. 7; Digeste. XXXIII. 7, 12, 18).
3. Encore faut-il remarquer que ce que nous connaissons le moins pour ces sortes de sociétés, ce sont leurs préoccupations professionnelles. Et elles ne devaient pas être très fortes, puisijue nombre d'ouvriers d'espèces très diverses se rencontraient en elles, par exemple un cretarius dans un collège de fabri (XIII, 1978; autres, 2036. 1906, 1967. 2029, 5154). Peut-être n'étaient-ils qu'honoraires, la règle juridique étant ne qiiis nisi faber recipiaiur (Pline, X, 33). En tout cas, la lettre de Pline montre bien que la seule préoccupation de l'autorité publique, quand il s'agissait d'autoriser un collège de fabri, était incendia compescenda.
4. Attesté surtout pour lei fabri tignuarii, dendrophori, centonarii : Pline, Lettres. -X, .33-4; Code TItéod.. XIV, S, 1 (loi de 315). Ce sont ces collèges quLsont visés, dans les inscriptions de Cimiez, sous la formule tria collegia, quibus ex senalusconsulto coire permissum est iC. I. L., V, 7881, 7905, 7920).
5. On a supposé le pra'fectus armoriini et vigilum de Nimes (p. 342), le prœfcctus fabrum (p. 351, n. 5), les préfets des collèges (p. 399, n. 3). — Sur cette question et sur tout ce groupe de collèges : llirschfeld, dans les Sit:iingsbericlite de l'Académie de Vienne, phil.-hist. Classe, 1884, CVII, p. 239 et s. ; .Maué : 1" Die Vereine der Fabri, Centonarii und Dendrophori im rœmisch.'n Reich, Francfort, 1886; 2° Der Prœf. fabrum (cf. p. .351, n. 5); Waltzing. 11, p. 192 et s.; Kornemann, Rcal-Enc, VI, c. 1905-18.