‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 516 sur 792 · ROLE MUNICIPAL DU COLLEGE · texte numérisé non relu

ROLE MUNICIPAL DU COLLEGE

des combats et des chasses dans les lieux publics, pour la plus grande joie de leurs amis et de leurs compatriotes'. Bien des sanctuaires de campagne ou des chapelles de carrefours seraient demeurés sans honneurs et sans ornements, si les dévots du quartier ne s'étaient point formés en confréries pour les enguirlander aux jours de fêtes-.

En échange des services qu'elle rend à sa cité, une confrérie reçoit d'elle d'assez nombreux privilèges. Ses membres ne seront jamais perdus dans la foule des simples cito3'ens'. Ils assistent en corps à certaines cérémonies^; ils ont des places réservées sur les gradins de l'amphithéâtre municipal '. Si l'empereur visite la ville, les sociétés ont leur rang dans le cortège, serrées autour de leurs enseignes : car elles portent emblèmes et drapeaux'^, comme les cohortes de cités gauloises dans les armées de l'Empire '. Il est probable que ces prérogatives, purement honorifiques, étaient complétées par des avantages matériels, tels que des exemptions de corvées ou de taxes". Les coUèg-es se transformaient en corps de privilégiés, de même que le sénat local était devenu la classe aristocratique des décurions. — Riches ou pauvres ne pouvaient se résigner à vivre confondus avec la masse des hommes. Chacun voulait sa place à part et des droits spéciaux. On ignorait de plus en

1. Soit dans les villos, soit dar>s les théâtres ou amphilhéàtres des vici ou pagi. Us intervenaient aussi dans les sacra. XII, 533, 1590: ici, p. 3U1, n. 2, 5, 6 et 13.

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