‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 524 sur 792 · Voyez, pour Lyon, Eusèbe, V, 1-3; pour Rome, V · texte numérisé non relu

Voyez, pour Lyon, Eusèbe, V, 1-3; pour Rome, V

5. Hîac/'.fÛTavT:; v.xl oly.o5o[j.r,'7a.'/-ei o\ [ioi.-/.âç,'.o: à7rôjTo).o;, pour Rome; Eusèbe, Y. 6, 1.

nouvelle éprouve 1 ardent désir de rayonner autour d'elle, de créer dans les cités voisines des sociétés qui soient pareilles à elle-même : une église ne recevait la vie que pour la propager aussitôt*. Mères et filles à la fois, ces confréries de Chrétiens demeurent unies entre elles par un lien indissoluble : elles sont, en quelque sorte, fondues ensemble par la coalition éternelle de tous les êtres qui portent ce nom. Pour un fidèle du Christ, ce qu'il appelle l'église ou l'assemblée de Lyon ou de Vienne, c'est en réalité une réunion accidentelle des frères du pays-, ce n'est pas sa vraie cité, sa vraie famille, sa patrie ou sa république morale, comme est le collège municipal pour un Isiaque de Nîmes ou la colonie de Lyon pour le citoyen romain de Fourvières. L'organe fondamental et perpétuel chez les Chrétiens, leur État divin, c'est l'ensemble de tous les frères dispersés dans le monde. D'une extrémité de la terre à l'autre, les églises s'entretiennent sans cesse, afin de n'avoir qu'une seule àme et de ne paraître qu'un seul corps ^ Persécutés par x>Lirc-Aurèle, les Chrétiens de Lyon adressèrent aussitôt une longue lettre à leurs frères d'Orient pour leur raconter en détail leurs glorieuses tribulations '. Ce fut des églises d'Asie que celle de Lyon reçut ses chefs ou ses orateurs". L'unité profonde du corps des Chrétiens se manifestait déjà par le désir, chez quelques-uns. de reconnaître la supériorité morale de Févèque de la plus grande ville.

2. 0: âv BtévvT, y.x: .Vo-jyoo'jvw t?,; Fa/Àta; Trapo'.xo'jVTî; cq-jXo; Xpistoô toî; •/.aTX 'Affiav y.xl '^p■JYia■/ ... àgîXso?;. Eusèbe, V, 1, 3.

3. Les Chrétiens de Lyon écrivent à leurs frères dWsie (n. 2), tv aj-r,-'-" âÀTii&a £/oj5:v. C'est pour répondre à ce reproche de coalition entre les églises, que Tertullien a écrit ce passage, trop peu examiné jusqu'ici {De prœscript.. 20) : Illis {ecclesiis) communicalio pacis et appellalio fraternilalis et contesser-atio hospitalitatis, •• nous ne faisons qu'échanger des saints de paix, le nom de frères et des tessères d'hospitalité ». Du reste, les églises de Chrétiens faisaient bien d'autres échanges, et il n'est point prouvé que les collèges ordinaires aient fait entre eux, de ville à ville, des échanges semblables à ceux (iu'indi((ue TertuUien. Et cela justifie l'expression de factio, qu'il semble qu'où leur ait appliquée (TertuUien, Apoloij., 38. 1: 39, 1).

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