‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 528 sur 792 · SECTES PHILOSOPHIQUES · texte numérisé non relu

SECTES PHILOSOPHIQUES

les dieux et les humains » '. L'empereur et ses ministres? « lorsque tu vas trouver quelqu'un de tes chefs, souviens-toi qu'il en est un autre, qui. d'en haut, considère ce qui se passe, et à qui il faut plaire tout d'abord » -. Contre César, le philosophe dresse Dieu comme maître, et Socrate comme guide et modèle-^; peu importe que César commande, c'est de Socrate que vient la parole qui protège et qui sauve : « Aujourd'hui que Socrate n'est plus, le souvenir de ce qu'il a fait et de ce qu'il a dit avant de mourir, demeure le grand bienfait pour l'humanité entière*. » A quoi bon la paix romaine que les princes promettent à la terre? Il }' a une paix supérieure qu' « ils ne sauraient promulguer », et que Dieu seul peut donner à l'àme du sage'.

Voilà ce qu'on disait dans les plus hardies de ces nouvelles sociétés d'hommes. Les Chrétiens bâtissaient sur terre, en dehors de l'Empire, la cité de leur Dieu. Les Stoïciens n'étaient pas loin de faire chose semblable, et de voir dans l'autorité impériale la source de tout mal. Eglise ou secte, confrérie ou corporation, le collège, sous ses formes variées, offrait un asile à ceux que lassait le régime du jour et qui voulaient de nouveaux maîtres.

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