‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 536 sur 792 · III. — LES GOUVERNEURS s · texte numérisé non relu

III. — LES GOUVERNEURS s

Il v avait d!onc neuf provinces entre le Rhin et les Pyrénées, l'Océan et les Alpes, dans cette région naturelle que tous les hommes et tous les écrivains classiques, après Jules César, continuaient à appeler du nom de Gaule. Elles étaient, on vient de le voir, d'étendue et d'origine fort difîérentes. Mais une loi commune leur fut fixée par le régime impérial *.

1. Outre l'expression de Très Galliœ, remarquez ces textes : roganl Gailiœ luœ, dit à Néron un orateur, peut-être au nom du conseil du Confluent (Quintilien. VIII, 3, 13); dans une discussion au sénat de Rome, sous Marc-.Aurèle, un membre parlait de sacerdotes fidelissiinaruni Galliaruin veslrarum (C. I. L., IL 6278). On trouverait aisément d'autres emplois de cetie expression.

2. Ici, p. 89 et s., p. 432 et s. — Nous devons poser ici, sans pouvoir la résoudre à coup sur, la question suivante : y avait-il. à Linlérieur des quatre grandes provinces de Gaule, des subdivisions, judiciaires (conventus). fiscales ou autres? Nous le croyons, et pour les motifs suivants. — 1° Voici d'abord l'.^quitaine non gauloise, ([ui formera plus tard la province de Novempopulanie (p. 447). et dont dilTérenls indices (p. 6J, n. 4) permettent de supposer qu'elle était à l'origine un ressort administratif distinct. — 2" Voici la sous-intendance de la Celtique intérieure. Sens. Paris. Meaux, Troyes cl Autun, au milieu du m" siècle (p. 423, n. 6). — 3" Le convenlus helvétique civiuin Romanoruin (p. 404. n. 2) s'est peut-être étendu sur les cités gauloises de la Germanie, Helvètes. Lingons. Séquanes. Rauraqucs (p. 433). — 4" .Vgricola. comme gouverneur d'.\quilaine. avait à tenir ses assises de juge dans dilTérents ressorts, ubi convenlus ac judicia poscerenl (Tac. Agr., 9). — Il ne serait pas impossible que ces ressorts ne fussent l'origine des nouvelles provinces que nous trouverons plus tard en Gaule (t. VI).

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