‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 543 sur 792 · Ministeria, Tnc, Hist., II. o · texte numérisé non relu

Ministeria, Tnc, Hist., II. o

2. Tac, H., IL 59 : Junius Blésus, gouverneur de la Belgique, prête son domesli([ue et son équipage à Vitellius, ce qui permet à celui-ci de faire figure d'empereur. CL les textes de la p. 311, n. 2.

3. Par exemple, autour de Vitellius en Germanie; Tac, //., L 52.

4. La règle ordinaire était qu'un gouverneur n'eût pas sa femme avec lui (Dig., L 16, 4, 2; contra, C. I. L., XIII, 1129). Voyez les prescriptions au sujet des assesseurs (p. 420, n. G).

G. \3i\ des rares exemples est celui d'Agricola, de Fréjus, envoyé en Aquitaine (p, 459, n. 1); cL Dessau, Hermès, XLV, 1910, p. 10-13, et les listes des p. oOO-l, 537-8, .ÏG8-9. Marc-.\uréle défendit expressément par une loi l'envoi dans une province d'un gouverneur qui y serait né : Mr.ofva iv -m sOvis, oOîv -h 7.py7Âo'/ kV-iv, ap-/-v (en 170; Dion, LXXl, 31, 1). CL èv r^ àUoTpla, «d., LU, 23, I. ' '

7. Dion Cassius, LU, 25, 1 : Ta; ô'.oix.r,a£K tcov -/(>r,(AXTWv, tô')v te to'j ôt)U.o'j vtai Twv Tr,; ipy-f,:; '/.iyo), etc.

province», procnralor provinctae^ : car chaque gouvernement a le sien. Il arrive même que dans de petits districts, comme les Alpes, l'intendant remplisse normalement les fonctions de gouverneur-, et que dans les plus notables, comme la Xarbonnaise ou les Germanies. il fasse l'intérim ou prenne la place du proconsul ou du léj^at absent ou décédé ^

Cela montre l'importance qu'avait acquise ce personnage. Sa condition de chevalier \ ce titre un peu terne d'intendant, diminuent à peine son prestige et ne nuisent en rien à son autorité. Licinus. procurator d'Auguste dans les Gaules, a pu être esclave dans sa jeunesse : on ne l'en traite pas moins à l'égal d'un roi"\ L'intendant est toujours un homme fort riche, l'équivalent, dans la société romaine, d'un de nos fermiers généraux; un de ses chefs de bureaux, caissier de la trésorerie de la Lyonnaise, fit une fois le voyage de Rome avec une suite de seize esclaves" ; au cortège de l'employé, on devine celui du chef.

Ce qui rendait si riche l'intendant de la province, c'est qu'il

1. Voyez les listes (incomplètes) de procuratores données par Liebenam, Beilr. :ur Vprwaltungsgeschichte, etc.. léna, 1886. et Lebègue, Fastes de la Aarbonnaise, [1887], p. 40 et s. — Notez cependant en Gaule une particularité importante. Au début, avant le morcellement, il y eut peut-être un seul procurator pour la Gaule Chevelue (p. 83, n. 6). Après, on n'identifia pas les ressorts des gouverneurs et ceux des intendants : il y eut deux procurateurs, l'un pour la Belgique et les deux Germanies (C. /. L., 111, 5212-6. 1456), l'autre pour la Celti(iue et l'Aquitaine (XIII, 1807-10: V. 867, 875; VI. 1620, 1626,'. Les exceptions apparentes à cette règle (II, 1970; III. 553, 5212; Pais, C. I. L.,Suppl. It.. 1227: Tac, H., I, 12 et 58; C. /. L., X. 3871; Année épigr., 1911. n' 112) s'expliquent peut-être par des titres incomplètement rédigés (Hirschfeld. \'erwalt., p. 378-9): mais il est possible que les choses n'aient point été fixées une fois pour toutes.

2. .\près la suppression du système des préfets pour ces provinces (p. 5U, n. 8). Tac, Hist., III. 42; procurator (cum) jure gladii, C. I. L.. IX, 5439; proc. cl prseses (nf siècle. XII. 7, 78). Cf. p. 223, 301, 338, 569.

3. Tac, Hist., III. 42-43 (p. 198, n. 8); C /. L., XIII. 1807 : ici même, ce n'est que le procurator patrimonii (encore vice) en Belgique et Germanies, qui est vice prxsidis dans la Germanie Inférieure (vers 234-235?). Cf. Hirschfeld, p. 387 et s.

4. Très rarement affranchi : Licinus. p. 83; un autre, sous .Marc-.Vurêle? Vi.

6. Dispensator ad fiscuin Gallicuin provincial Lugdunensis, VI, 5197 = Dessau. n" 1514.

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