Ici, p
4. T. III, p. 97-100, t. IV. p. 224-6, 417-9. Remarquez l'expression de Tacite à propos de ces conseils, tutelœ sociorum (les provinciaux^ Aim., XV, 20; cf. p. 253.
5. L'examen des actes du proconsul commençait dans les curies ou sénats locaux, au moment de l'élection des délégués au conseil, lesquels recevaient ainsi un véritable mandat impératif sur l'altilude à prendre à Tendroit du gouverneur {CI. L., XIII, 3102).
6. Dion, LVl, 25. 6; Tac, Ann., XV, 20-2. Cf. Guiraud, p, 168-171. Eu 62, on interdit aux conseils le droit de députer au sénat pour lui porter des actions de grâces en l'honneur des gouverneurs; mais je ne sais si l'interdiction a pu durer longtemps (Tac, Ann., XV, 22; p. 178). — Il est remarquable que nous n'avons aucune trace des statues élevées par le conseil de la Narbonnaise, sans doute parce qu'on n'a pas encore fouillé le sol du temple (p. 420. n. 3).
7. D'après les textes généraux sur les conseils; Tac, Ann., .XV, 21: C. /. L, XIII, 3162; Guiraud, p. 172 et s.; ici, p. 178.
des mesures qu'il avait prises : elle se bornait à faire savoir ce qu'elle pensait de lui, et le reste regardait l'Etat'.
C'était déjà une importante prérogative que ce triple droit d'examen, de félicitation. d'accusation. Certains proconsuls, soutenus par l'amitié des princes ou la faveur des bureaux, ont pu s'en moquer. Mais les princes et leurs emplo3'és n'étaient point éternels, et la province durait toujours. De ces deux forces qui s'opposaient l'une à l'autre, l'envoyé de Rome et l'assemblée provinciale, ce fut la plus ancienne et la plus redoutable, celle des gouverneurs, qu'on vit à la fin fléchir la première -.
En Narbonnaise, ces progrès de l'esprit provincial ne faisaient point courir de danger à la domination romaine. Les cités qui envoyaient leurs délégués au conseil étaient ou des colonies de Home ou des villes de droit latin. La plupart de ces délégués devaient avoir une origine italienne. Tous appartenaient à des familles entrées depuis longtemps dans la bourgeoisie romaine ^ La prêtrise de la province avait pu être organisée sur le modèle du flaminat latin de Jupiter*. Il résultait de ces réunions un peu plus de liberté, mais elles ne réveillaient aucun des souvenirs gaulois d'avant la conquête de Domitius\