‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 562 sur 792 · LES PANEGYRIES DU CONFLUENT · texte numérisé non relu

LES PANEGYRIES DU CONFLUENT

l'exploitation d'un culte, s'y trouvèrent réunis comme en une Délos du monde occidental.

Au centre ', c'est l'autel colossal, où les noms de Rome et d'Auguste brillent en lettres d'or sur la façade de marbre". Des couronnes, des palmes, des trépieds, des lampadaires ^ des Victoires aux ailes éployées", d'autres emblèmes plus mystérieux ', le décorent ou l'encadrent. Et sur ses parois on peut lire les noms des soixante cités de la Gaule % c'est-à-dire des membres de l'édifice social dont il est le couronnement.

Plus loin, c'est le temple où se tiennent les assemblées, où se conservent les archives", ce sont les jardins sacrés qui en embellissent les avenues % l'amphithéâtre où se donnent les

i. L'emplacement exact, sinon de l'autel, du moins du temple, est fourni par la découverte du discours de Claude (p. 174|, " au penchant de la colline Saint- Sébastien », « plus ou moins près derrière l'église Saint-Polycarpe •« (qui a peutêtre remplacé le temple), « juste sur l'arête qui partage la déclivité du coteau en deux versants opposés ■■ : Allmer, Musée, II, p. 29. Cf. Martin-Daussigny, .\olice sur la découverte de i' amphithéâtre, etc., Caen, I8G3 {Con<jrès arch. de Lyon, 1862).

2. On possède peut-être des fragments de l'autel, avec la gravure des lettres et la trace des clous qui devaient servir à fixer les caractères en bronze doré (C. /. L., XIII, 1064). Ils ont été trouvés dans la partie inférieure du Jardin des Plantes. Le texte de Strabon (IV, 3, 2) semble indiquer qu'il portait les noms et les images des cités, ce qui est le cas de l'arc de Suse (p. 62, n. 3),

3. C'est ainsi que j'interprète les deux pièces centrales au-dessus de l'autel; cf. la planche 1, Rev. nuin., 1904.

4. Pour tous ces détails et les suivants, voir les ligurations de l'autel sur les monnaies, ici, n. 3 et 5; Cabinet des Médailles, n"' 4691-4761).

5. Je songe aux six objets posés sur l'autel à gauche et à droite des lampadaires, et qui demeurent inexplicables. On y a vu. tout, à fait à tort, des « corps ovoïdes ", rappelant les oves des cirques iWillers, Muni. Zeilschrift de Vienne, -XXXIV, 1902, 101-111; contra, Poncet et Morel, Revue nuin., 1904, p. 46 et s.). Ce peuvent être des emblèmes gaulois, assez semblables, du reste, aux lampadaires ou trépieds centraux, mais plus petits. Au surplus, la forme longue et quadrangulaire de l'autel ne rappelle pas les types classi(iues.

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