T. IL p. 98 et s
."). Les empereurs et leurs i)lus hauts délégués, comme Drusus, ont sans doute plus d'une fois assisté aux fêtes; p. 89 et s., p. -io, n. 8, p. 161, 163, 171.
suivant les cas, elles votaient aux légats des statues qui s'en allaient rejoindre dans les jardins du Confluent les images des gouverneurs émérites', ou elles dressaient des actes d'accusation que des délégués avaient mission de porter à l'empereur-.
Le conseil possédait, sans doute, d'autres attributions que l'examen de la conduite des trois gouverneurs. 11 pouvait, je pense, faire entendre des plaintes au sujet des intendants ^ Il lui était permis de correspondre directement avec l'autorité romaine, d'envoyer des présents au prince', de lui adresser des pétitions sur les affaires du pays, de revendiquer de nouveaux droits" et de solliciter des diminutions de charges". Délégation religieuse à l'origine, l'assemblée se transforma, par la force des choses, en une représentation politique.
L'approche de la session causait aux légats de vives appréhensions. Dans cette réunion de deux cents membres, il était rare qu'ils n'eussent pas quelque ennemi. Si la discussion tournait à leur désavantage, c'étaient pour eux des ennuis sans nombre, et en tout cas le prélude de la défaveur à la cour. Aussi s'assuraient-ils d'ordinaire, parmi les membres de l'assemblée, le concours de quelques amis dévoués qui pussent plaider chaudement leur cause'. Et il est à croire que, si leur situation deve-
3. Cela résulte indirectement de ce qu'un pouvait leur élever des statues (p. 431, n. 2). Les plaintes contre Licinus (p. 84) sont antérieures à l'organisation religieuse du conseil.
6. P. 438, n. 13. — Il ne serait pas impossible que le conseil des Gaules ou ses hauts fonctionnaires (p. 443) aient eu à s'occuper des affaires du recensement, du trii)ut et surtout des reliqua (cf. p. 304. n. o). La fondation de l'autel de Lyon correspond, en effet, à la fin du recensement des Gaules (p. 8U-U0). Et on a remarqué que, dans certaines provinces de l'Orient, les chefs des conseils assumaient parfois d"eu.\-mémes une certaine responsabilité dans la rentrée du tribut (cf. Hostowzew, Geschichle dcr Slaatsjjacht, p. 418-420). C'est peut-être à un fait de ce genre que fait allusion l'inscription (C. /. Z,., Xlll, 1(394) d'un prêtre, qui] tolius ccns[us reliqua s(ua) p(ecunia}] dedi'J; mais la restitution de ce te.xte est fort incertaine (cf. aussi C. /. L.. 11, 4248).
7. Inscription de Vieux (.\lll, 3102), oii un légat écrit : In provincia Lugdunensi