Ici, p. 8 et s
5. llpovoixc îpYOv .., ôao/.oviav Tr,; -/(ôpa;; IV, 1, 14; cf. t. 1, p. 20.
6. Tb i7j[j.7:av s-j/.ov, IV, 4, 2. Et c'est le devoir du géographe, dit Strabon (IV, 1, 1), de s'attacher à ce qui est délimité i-jT'./.w; et àûv./.ô);.
7. .Vnimicn Marcellin, .KV, 9-12; Exposilio totius inundi, 58 [Geogr. Lut. ininorcs, Riese).
Gaule sous les traits d'une lière matrone, à demi femme et à demi déesse, au reg^ard énergique, à la tète couronnée de tours, pareille à une Gybèle, et, comme elle, mère féconde d'épis, d'hommes et de dieux'.
11 arriva même ceci sous l'Empire romain, que les hommes concentrèrent sur cette Gaule tous les souvenirs qu'éveillait le mot de Gaulois. Ce nom, jadis, et les faits qu'il rappelait, s'étaient dispersés sur le monde entier : il y avait eu des Celtes, des Galates, des neveux d'Ambigat, en Orient aussi bien qu'en Italie ^ Mais comme, au temps des Césars, le nom ne vit plus que sur la terre au delà des Alpes ^ qu'il s'y est replié pour y prolonger son existence, c'est à cette terre •que les écrivains rapportent son histoire et sa gloire. La Gaule de Lyon devint pour les peuples la demeure prédestinée d'une grande société humaine, autrefois terrible et conquérante, aujourd'hui soumise et disciplinée, toujours intacte et distincte, orgueilleuse de son titre de Gaule, le perpétuant obstinément en face du nom romain. Un demi-millénaire après Domitius et César, on parlait encore de la Gaule, non pas comme d'un simple district de l'Empire, mais comme d'une nation obéissante \
Cela, le plus souvent, n'était que vains propos, de ces épithètes consacrées ou de ces phrases toutes faites que se transmettent avocats et poètes. Mais enfin cela faisait vivre, à tra-
i. iMosaïque de Zeugma: Rcinach, Revue celtique. XXVIIl, 1907, p. 1-3. — Cf. .luvénal, VII, 148; XV, 111; de.