‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 648 sur 792 · LE MARTYRE DES LYONNAIS · texte numérisé non relu

LE MARTYRE DES LYONNAIS

Ce qui se fit ensuite dépassa pourtant en horreur le spectacle de ces morts. Tous les corps des martyrs, têtes coupées, lambeaux informes, membres déchiquetés, furent réunis en un seul monceau et, pendant six jours, exposés aux railleries immondes de la populace. Des soldats gardaient l'amas sanglant, autour duquel hurlait la foule. Le septième jour, on brûla ces débris, et les cendres furent jetées dans le Rhône '.

Il restait encore, de l'église de Lyon, assez de fidèles pour qu'elle continuât à vivre. L'autorité n'avait frappé qu'un petit nombre d'adhérents, ceux qu'elle n'avait pu éviter de saisir et de condamner. Ceux qui survécurent se rassemblèrent à nouveau et choisirent, pour remplacer Pothin comme évêque, un de leurs frères d'origine grecque, le prêtre Irénée-.

On les laissa faire, on n'alla pas au delà dans la persécution '.

exposés eL brûles. Ainay étant alors une sorte d'ile. peut-cire en ]3arlie terrain vague, en tout cas en dehors de l'agglomération, on comprend qu'on y ait exposé et brillé les corps. — Je ne puis accepter encore l'hypothèse que ce nom d'Ainay ait pu s'étendre, dès le temps de Grégoire, sur la partie de Lyon voisine de Four- Yières, c'est-à-dire sur une partie de la cité proprement dite (Révérât, Fourvicre, Ainay et Saint-Sébastien. Lyon, 1880, p. 17; Germain de Montauzan, p. 3G0-2).

1. Ef; Tov 'Pooxvbv TTOTaaov T:Ar,a-;ov. etc.: Eusèbe, V, 1, 57-03; Grégoire, l. c. Cf. p. 496, n. 12. Le Rhône semble avoir joué un certain rùle en matière de procédure pénale dans les coutumes de Lyon (p. 103, n. 4i.

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