‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 661 sur 792 · En Bretagne en 185, puis en Afrique · texte numérisé non relu

En Bretagne en 185, puis en Afrique

8. Vovez, par exemple, les travau.x faits sur la frontière des Champs Décumates (G. /. L., Xlll, II, p. 203). — Il semble (ju'il y ait eu une expédition de la VllI' en Germanie {C. I. L., XI, 6053; Xll, 2587).

9. Entre autres : Halloix, IIL Eccl. Or. Script.... Vilœ, II, 1636, p. 402 et s. (encore très utile); Dodwell, Dissertationes in Irenœum, 1689; [Lenain] d[e] T[illemont], Mémoires, 111, 1695, p. 38 et s., p. 77 et s. (admirable); Beaven, An Account of the lifc and writings ofS. Irenœus, 1841; Freppel, Saint Irénée et l'Éloquence chrétienne dans la Gaule pendant les deux premiers siècles, l" éd., 1861; Éd. Montet, La Légende d'Irénée, Genève, 1880; Uufourcq, Saint Irénée, 1904 et 1905 (deux vol. sous ce titre). Comme répertoires bibliographiques : Ilarnack, (ieschichte der

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persécution de Lyon, furent les plus belles qu'il eût connues dans les Gaules.

Il les dut en partie au fils même de son persécuteur : Commode, ami de tous les dieux, laissait les Chrétiens prier et prêcher à leur guise, et ils purent sans danger reprendre leurs campagnes de propagande '. La gloire des récents martyrs excitait les missionnaires, et leur sang, disaient les fidèles, était une « semence» de nouvelles églises-. Enfin, à la tête de « l'assemblée » de Lyon se trouvait comme évêque, non plus un vieillard insignifiant et paisible ^ mais un homme dans la force de l'âge, un maître d'espèce supérieure, Irénée", intelligent, énergique, actif, passionné, toujours prêt à écrire et à combattre, ayant le sens des réalités et la foi en l'avenir. Pour la première fois dans l'histoire de la Gaule chrétienne apparaît un prêtre qui soit vraiment conducteur d'hommes et chef d'église. Et cela nous annonce l'approche de temps nouveaux.

Irénée fut d'abord un polémiste. Il trava,illa à débarrasser la pensée chrétienne des doctrines subtiles et vaines dont l'affublaient déjà les gnostiques de l'Orient. Contre ces théologiens raffinés et puérils, qui troublaient les âmes des humbles,

altchrisli. LUI., I, I, 1893, p. 263 et s.; Bardenhewer, Gesch. der allkirchl. LUI., I, 1902, p. 49G-522; Zahn, Realencyldopadie de Hauck, IX, 1901, p. 401-411; Ul. Chevalier, Répertoire, Bio-bihlioijraphie, 1. 1905, c. 2264-6.

1. Eusèbe, V, 21, 1. Marcia, la concubine de Commode, est dite Tro/Xà -l/Tiàp twv Xpiatiavwv aTiouSdciai (Dion, LXXII, 4, 7).

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