‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 668 sur 792 · Eusèbe, V, 6 = Irénée, III, 3, .3; Eusèbe, V · texte numérisé non relu

Eusèbe, V, 6 = Irénée, III, 3, .3; Eusèbe, V

3. Cf. Irénée. Adv. hœr., I, 10, 2; Eusèbe, V, 23. — De là, sans doutr, son intervention auprès du pape Victor pour emprciier rcxconiiiiuiiication des églises dWsie (Eusèbe, V, 24. 11-18).

4. Eusèbe, V, 6 = Irénée, III, 3, 3. Son esprit d'indépendance à l'endroit du pape Victor (n. 3), n'exclut pas, je crois, qu'il n'ait reconnu sa suprématie.

5. Cela résulte très fortement de l'importance que lui assigne Eusèbe (V, 4; V, 5, 8: V, 6-8; V, 20; V, 24, 11 et s.; 2G). Et cela résulte aussi, non moins fortement, des témoignages postérieurs (réunis entre autres par TilliMiiont, 111, p. 77-8, et par llarnack, G. dcr allchr. Lilt., I, p. 206 et s.).

sa vie d'évèque. C'est ce qui explique, je pense, qu'il ait si clairement compris l'intérêt de la grande communauté chrétienne. Il était le seul prêtre au monde qui connût à fond et les pensées de l'Orient, où il avait passé sa jeunesse, et les aspirations de l'Occident, qu'il était appelé à gouverner. Plus que personne, il pouvait trouver la chaîne solide qui unirait entre elles ces deux moitiés de l'Empire chrétien. Dans ce poste avancé de Lyon, isolé au milieu d'ennemis, perdu en une fourmilière d'hommes, il fallait qu'Irénée gardât l'esprit net et la décision prompte. Vivant dans la mêlée des combats, il jugeait à leur valeur les insipides bavardages, les tristes querelles de personnes qui gâtaient l'existence des collèges chrétiens d'Asie, trop nombreux pour ne point gaspiller leur temps. Irénée et les siens, aventurés chez les Barbares, eurent besoin, afin de soutenir leur elTort et de préserver leur courage, de se sentir étroitement unis à l'Eglise Universelle'. — Cette Eglise, les Chrétiens d'Occident lui firent donc faire le progrès décisif: la Gaule et Lyon furent alors pour elle ce qu'ils étaient pour l'Empire romain-, un ferment d'unité, une garantie de durée.

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