LA LLTTE ENTRE LES PRETENDANTS
de Néron, et pour les mêmes causes, son unité faillit se rompre.
On avait égorgé Commode (192). Cela rouvrit la question de la succession à l'Empire: chacun des généraux illustres qu'avait formés Marc-Aurèle, eut le droit de prétendre à fonder une dynastie.
A Rome, Pertinax' et Didius Julianus- ne durèrent pas. Septime Sévère^ prit sans peine leur héritage, et se prépara à le défendre contre ses rivaux d'Occident et d'Orient. — C'étaient les légions du Danube qui l'avaient imposé à la capitale*: elles demeuraient les plus capables de dominer l'Empire et d'en assurer la cohésion '.
Septirae se débarrassa d'abord de l'élu des légions asiatiques, Pescennius Niger (194). Puis, il se retourna du côté des armées occidentales.
Les peuples et les soldats de la (laule l'avaient accepté sans trop de peine '\ 11 était connu d'elle, à qui son gouvernement en Lyonnaise avait laissé de bons souvenirs". D'ailleurs, les troupes de Germanie manquaient en ce moment d'un chef célèbre ^ -Mais celles de Bretagne, presque aussi fortes, obéissaient à un glorieux consulaire, égal en mérite et en ambition aux quatre généraux qui venaient de se disputer l'Empire, Clodius Albinus". Il se fit proclamer Auguste, et la guerre commença aussitôt en Occident (193-196)*".
Gaules?), twv y.aTa \'x'/.):x-/ 7:apo;/.-.wv (Eusèbe, V, 2.3, 3). H est bien probable que les évèques ont profité, pour tenir ces réunions, des temps troublés qui suivirent la mort de Commode, llefele, Hist. des Conciles, nouv. trad.. I, 1907, p. liO-151.