Dion, L.KXV
0. Seo., 10, 3: CI. L., VIH, 7002; 111, 4037: cf. Tiileniont, Sévère, art. 20; Hirschfeld, p. 470-9. De Ceuleneer, p. 98, le fait passer par Home et le Simplon.
6. Il est probable que les deux rivaux cberchèrcnl tous deux à s'installer d'abord à Lyon. Albinus y arriva le premier (p. 314, n. 4). Son armée partit de là à la rencontre de celle de Sévère, arrivant, je crois, par Besancon, Clialon, Tournus. 11 a dû y avoir sur celte ligne diiïérenles rencontres (Hérodien, 111. 7, 2),
516 LES SEVKIIES.
La bataille de Lyon fut la plus grande qu'eût vue la Gaule depuis les heures d'Alésia : l.'iOOOO hommes y combattirent. Septime Sévère l'emporta après beaucoup de sang versé', et Albinus se tua -.
Vaincus et vainqueurs s'engouffrèrent dans Lyon pour s'y ménaji^er une retraite ou s'en assurer la possession. Et à la fin, Septime ne put empêcher les soldats de piller la grande ville et d'y mettre le feu '.
Sa victoire coûta cher à la Gaule. A la suite de ces horribles journées, il y eut sans doute des semaines de désordres et de violences. Exécutions et confiscations frappèrent les riches familles qui avaient eu le malheur d'accepter Albinus \ L'empereur dut faire pourchasser en Occident les bandes qui
d'abord favorables à Albinus {Alb., 9, 1 : Scverus, 10, 7; 11, 2; Dion, LXXV. 6, 2), puis une première bataille, malheureuse pour celui-ci, près de Tournas {apiid Tinurtiiim. Severus, 11, l). Battu, Albinus se replia sur Lyon, suivi par Septime.
1. La bataille eut lieu le 19 février (Scverus, 11, 7), Tcspi AojySojvov (Hér., III. 7. 2-6), TTpb; T(jj Ao-jySo-Jvfi) (Dion, LXXV, 0, 1), apiit Lugdiinurn (Jérôme, a. d'Abr. 2221), à portée du Rhône et de la Saône (k; Toy; ■Ro-zxp.o-jz, Dion, 7, 2), les f!ens d'Albinus bordés par endroits par un ravin profond (Dion, 6, 5). Comme, d'autre part, Albinus resta dans Lyon (ilér., III, 7, 2), que Sévère n'eut aucune peine à entrer dans la ville (pas d'indication de rivière à franchir), et qu'il dut arriver de Tournus par la route de la rive droite de la Saône (p. 515, n. 6), il me parait impossible de mettre la bataille dans la presqu'île du Confluent, et de ne pas la placer aux portes mêmes de Lyon, des deux côtés du bas-fond formé par rizeron, Francheville et Vaise. C'est une bitaille sous les murs (cf. cxercitus apul Lugadanuin, C. I. L., VI, 1450), l'armée d'Albinus couvrant la ville en occupant le plateau de Sainle-Foy, Saint-Irénée et Loyasse, celle de Sévère arrivant par le seuil de Tassin ot de La Demi-Lune, et divisant ensuite son attaque, par la droite du côté de Saint-lrénée, par la gauche du côté de Loyasse, où elle faillit être précipitée dans le ravin (è; sâpavya jïa6;ïav, Dion : voyez les descentes vers r.\battoir et vers Vaise). — La manière dont nous nous fi«curons la campagne et la bataille, est en complète opposition avec l'opinion courante, (jui fait venir Sévère par la rive gauche, le fait se diriger sur les constructions des Trois Gaules au Confluent, et place le combat entre la Saône et le Rhône, do Rochetaillée à Neyron ; Ozanam, Arch. hist. et stat. du dép. du Rhône, IV, 1826, p. 107-1 1 1 ; Saint-Olive, Mém. de la Soc. lilt. de Lyon (18CI-2), 1803, p. 81-6; Révérend du Mesnil, Revue du Lyonnais, III' s., XII, 1871, p. 186-20i; de Ceulenecr, p. 101; .\llmer. Musée, II, p. 239;Steyert, I, p. 426 et s; etc. — Notre opinion se rapproche de celle de Paradin, qui plaçait la bataille à Sainl-Just, Mémoires de Vliistoire de Lyon, 1573, p. 47; de même, Jolibois, /?eyuc du Lyonnais, XXIII, 1846, p. 111-118: etc.
2. Il s'était réfugié è; oîxtav Ttvà Ttp-); tw 'Poôavô (Dion, LXXV, 7, 3: cf. Alb., 9, 3), sans doute dans l'enceinte de la ville, du côlé du pont d'Ainay.