IV. — LES DÉSASTRES DE LYON
On vit alors, entre le lihin et les Pyrénées, le triomphe de cette anarchie à laquelle le règne de Commode avait disposé les peuples. Du coté du fleuve, des soldats assiégèrent Trêves, fidèle à Septime, et d'autres la défendirent -. Toute autorité publique disparut. Le gouverneur de la Lyonnaise dut s'enfuir de Lyon^ Un maître d'école s'improvisa chef de bandes, leva des troupes pour le compte de l'empereur de Rome, et s'en vint battre la campagne auprès du Confluent*.
Enfin, les grandes masses d'hommes s'approchèrent. Albinus débarqua son armée à Boulogne, et l'amena vers Lyon, où luimême installa son quartier général. Sévère conduisit la sienne par le Danube et la Suisse, et la rabattit ensuite dans la plaine de la Bourgogne "\ Après les rencontres des avant-gardes, elles se heurtèrent toutes deux, comme cela était inévitable, aux portes de Lyon (19 février 197) '\