‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 688 sur 792 · Cf. Krûjrer. Gescldclile der Quellen. 1S88, p. 197 et s · texte numérisé non relu

Cf. Krûjrer. Gescldclile der Quellen. 1S88, p. 197 et s

NOLVELLES DENOMINATIONS MINICIPALES EN GAULE. ;i2o

gories de prolétaires, de plébéiens des villes ou des campagnes, de salariés, serviteurs ou clients'. Mais la valeur de la loi n'en soulTrait pas. Ces distinctions qui subsistent, tiennent à la vie sociale et non plus à la vie politique; elles ont leur origine dans une condition civile- et non pas dans les souvenirs historiques. Ceux-ci sont bien abolis : il n'y a plus de vainqueurs et de vaincus, une cité romaine et des cités étrangères. La formule vers laquelle le monde s'acheminait depuis un millénaire ^ vient enfin d'être prononcée. Il ne présente maintenant qu'une seule patrie, avant une seule ville pour foyer commun". Les deux régimes entre lesquels il avait si longtemps hésité, l'Empire et la cité% se sont confondus en une forme unique.

Vill. — NOUVELLES D ÉNO M 1 X AT 1 O N S MUNICIPALES EN GAULE «

L'édit de Caracalla eut. pour les cités de la Gaule Chevelue, des conséquences assez profondes, pareilles à celles qu'avait amenées, pour les cités de la Gaule Narbonnaiss, l'installation de colonies dans leurs villes capitales".

Transformées en territoires de colonies, les cités du Midi, Salyens, Volques ou Allobroges, avaient perdu leur nom national afin de prendre celui de leur métropole devenue romaine,

L HypoUièses d'après les traces (iiii se rencontrent, après Ledit, de non citoyens; cf. Mommsen, Ges. Schr., V, p. 418-9; Mitleis et Wilcken, IL p. 288-9. — .Voyez aussi sur l'édit : Ilaubold, Ojmscula. H, p. 309-386 [écrit en 1819], qui a bien soupçonné qu'il excluait certaines catégories: Mitteis, Reiclisrecht und VolksredU. 1891, p. 159 et s. — J'ajoute qu'en ce qui concerne les cités, Sévère et Caracalla ont répandu le privilège du jus Ilalicum. et que c'est peut-être d'eux que le reçurent Lyon, Vienne et Cologne (cf. p. 263).

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