Textes chez Gardtlinusen, 11, p. 419 et s
4. Je songe aux fameux Commenlarii (TAgiiiipa (cf. Riese, Geo(jr. Lai. min., p. vu et s.), qui ont tellement occupé les savants modernes. En dernier lieu, Dellefsen. Ursprumj... der Erdkurle Agrippas, 190G. .Vuparavant, en particulier : MiillenholT, L'ebcr die Wellkarti-, 1850, Kiel ; Partsch, Die Darstelliing Europa's, etc.. 1875, Breslau; Scinvecler, Beitrage zur Krilik der Chorographie des Auguslus, 1878. Kiel.
5. En .39-38. Appien, V, 92, 380; Dion, .XLVlll, 49, 2-3. G. En 39-38 (n. 3) et en 19 (Dion, LIV, 11, 1-2).
•;8 LES miMAl.N'S A LYON; AlliL'STl': ET AGHlPi'A.
services, des lâches de tout instant et de toute nature, impôts, corvées, réquisitions, comptes et écritures, logement et entretien de troupes, remuement de terres, changement d'habitudes, une obéissance sur place qui se plie aux mille sujétions d'un Etat bien ordonné.
Il s'en fallait que tout l'Occident fût disposé à ces besognes d'une demi-servitude. L'Empire était loin de présenter encore cette harmonieuse unité qui forcera éternellement l'admiration des hommes. Dans les pays de montagnes, bien des tribus avaient réussi à garder leur autonomie. Presque toutes les provinces étaient séparées les unes des autres par des zones de liberté. Les Alpes demeuraient a moitié indépendantes ' : ce qui rendait précaires les relations entre l'Italie et la Gaule'. Dans les plus lointaines Pyrénées , les Astures et les Cantabres n'avaient jamais reconnu Rome ^ et, sur la longue ligne de ces monts, il ne manquait nulle part de hardis compagnons prêts à fermer les cols qui réunissent l'Espagne à l'Aquitaine et au Languedoc*. Tous ces montagnards se ressemblaient dans leur façon de respecter Rome : un imperator s'approchait-il de leurs passages, s'il payait bien ou s'il était en force, on lui offrait la route ouverte ; s'il paraissait une bonne proie, on lui tuait ses hommes et on lui enlevait ses bagages : ce qui arriva à César lui-même, qui fut une fois pillé par les gens des Alpes comme un vulgaire marchand-. Ces choses devaient paraître exorbitantes à Agrippa, l'Hercule du nouveau régime, patron des grandes routes, passagères et sûres ^