‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 696 sur 792 · PAIX SOCIALE ET TRAVAIL MATP::RIEL · texte numérisé non relu

PAIX SOCIALE ET TRAVAIL MATP::RIEL

Septime Sévère était mort à York en Bretagne (211). Son corps, comme jadis celui de Drusus, fut transporté à Rome à travers l'Occident : une dernière fois, l'empereur refit en héros divinisé le voyage de la Gaule, et, sur son passage, les peuples

Tétricus, Langres, Andcinantunnum (0041); sous Aurélien. Vannes, Duriorilum (8997); sous Maximin César, Amiens, Samarobriva (9032); etc. — Dans un texte de droit, en 291, Reims, Dorocortorum (Fragm. Valicana, 315). — Autres hésitations, dans la Notice, p. 529, n. 1 et 2, p. 530, n. L

1. Par exemple à Aulun, la ville et la cité paraissent s'être appelées officiellement .fJdui depuis Constance Chlore jusque vers 400 (Panejyrici, V [VIII], 21 : VIII [V], 4 et 14; Nolice, l, 4), sans que le nom de Aiiguslodiiiniin disparaisse (Concile de 314, Mansi, II, c. 47G: Concile de 346, II, c. 1771; Ammien, XV, 11,11; etc.). Celui-ci prit ensuite le dessus, mais seulement à Pépoijue mérovingienne. — De même à Agen, le nom ofliciel est, sous Dioclétien, civitas lyitiobrogum [C. I. L.. XIII, 8886) et redevient ensuite (Notice. 13, 3) civitas Agennensium. — Autres retours, mais postérieurs, du nom de la ville : à Worms, Borbitonuujus, que le Concile de Cologne en 316 (Mansi, II, c. 1771) et la Sotice appellent civitas Vaiigionurn (7, 5); à Thérouanne, Tarvenna. civitas Morinorum dans la Notice (6, 12); à Toul et à Avenches (cf. p. 529, n. 1 et 2). — Bavai, Bagacum, semble s'être appelé Nervii en 346 (Concile de Cologne, Mansi, IL c. 1771) et avoir repris son nom lors du transfert du chef-lieu des Nerviens (devenus civitas Cainaraccnsium) à Cambrai {Notice des Qauies, 6, 7).

2. A vrai dire, appeler le chef-lieu d'une civitas du nom de la civitas, est une chose que César lui-même avait faite en parlant de Voppiduin des Sotiales et de celui des Aduaiiques sans les nommer (t- HL p. 305, 270). Il est du reste à remarquer (lu'il fait cela, non pour les grandes, mais pour les petites peuplades, les tribus à proprement parler. — Nous aurions pu constater, dans les pagi des civitates, le même dualisme onomastique entre chef-lieu de pagiis et pagus (cf. p. 354) : par exemple, Mandubii et Alesia (t. II, p. 17-18). Mais ce dualisme a disparu de très bonne heure : souvent au jtrofitdu chef-lieu (/l/esùi. Alise); souvent, surtout dans le Midi aquitain, au profit de la tribu : Sotiates, qui devient Sos (cL t. 11, p. 452); Boii, qui désigne le chef-lieu de ce peuple (Itin. .\ntonin, p. 456, 4, W.); etc. — Que même pour les grandes cités, et bien avant le lu" siècle, l'usage se soit souvent répandu d'appeler la capitale du nom de la civitas, c'est ce que montre l'exemple de Trêves (p. 326. n. 2).

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