ALEXANDRE SEVERE
légendes, aucune trace de mission contemporaine de cet empereur. L'archéologie ne nous livre ni tombeau ni épitaphe de Chrétien qui soit de ce temps. Même les Vies de saints ne peuvent rien raconter qui s'y rapporte. 11 n'y eut, chez les fidèles, ni grand évêque, ni belles conquêtes, ni glorieuses tribulations. — Je ne m'explique pas cette longue apathie des églises qui avaient donné au Christianisme Blandine etirénée. Peut-être, si la paix leur a été aussi inutile, c'est qu'elles n'en ont profité que pour commencer des querelles '.
Avant que l'Eglise n'eût recouvré son énergie, les plus mauvais jours arrivèrent pour elle aussi bien que pour l'Empire. — En 234, Alexandre Sévère étant âgé de vingt-six ans, les Barbares assaillirent en grand nombre la frontière du ]{bin. Désireux de faire son devoir, le jeune empereur partit aussitôt pour la Gaule. Mais, au moment de se mettre en campagne-, il périt à Mayence dans un misérable complot de soldats, le 18 mars 235 \ Les « siècles dorés » des Antonins étaient finis \