CL p. 567: ch. XY; ch. XVl
540 L EMIMRE EN DANdEK.
Dans les temps où régnaient les derniers des Antonins et les premiers des Sévères, de profondes commotions agitèrent le monde d'outre-Rhin : l'Empire ne s'en apercevait qu'aux chocs intermittents qui secouaient ses frontières'. Quand cette période de troubles eut pris fin, la Germanie se montra aux Romains sous une forme toute différente de celle qu'elle gardait depuis Arioviste- : d'anciennes peuplades ont disparu, de nouvelles ligues et de nouveaux empires se sont constitués, un désir plus fort d'aventure ou de conquête entraîne les hommes vers les terres du Sud.
La cause initiale du désordre fut sans doute, comme à l'époque des Cimbres", la migration d'une grande peuplade venue des bords de la Baltique, celle des Goths*. Plus heureuse ou plus habile que sa devancière, elle évita la frontière de l'Empire, remonta la Vistule. descendit le Dniester, et réussit à s'établir près de la mer Aolre, dans l'admirable région de la Russie méridionale, oubliée par les convoitises italiennes ' (170? '^). — Là, les Goths se trouvèrent à la fois en contact avec