III. — MAXIMIN EN GERMANIE
Alexandre Sévère, malgré son amour pour les hommes et pour la paix, avait bien compris le danger de l'Empire, et que le meilleur moyen d'éviter l'attaque de ses ennemis était de prendre les devants par une vigoureuse offensive. Une armée considérable fut concentrée à .Mayence, un immense pont de bateaux fut construit sur le Rhin \ et, comme Marc-Aurèle à la lin de sa vie, le jeune prince se préparait à d'utiles conquêtes sur terre barbare, lorsqu'il fut assassiné (235) \
Son successeur Maximin ' était une sorte de colosse brutal. qui faisait contraste avec l'intelligente et douce bonté de l'empereur disparu ^ Il eut cependant assez d'ambition et de qualités militaires pour continuer la grande entreprise. Il fit encore venir de nouvelles troupes, acheva comme il le fallait les préparatifs de la campagne, puis franchit le Rhin et la ligne des forts, et entra dans la Germanie indépendante".
De ce qu'il y fit, le détail nous échappe. Mais il semble bien que ce fut une longue aventure, à la façon de celles qu'avaient conduites dans ces parages Drusus, Tibère et Germanicus'\