‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 741 sur 792 · Zosime, I, 36, 3; etc. En 259 au plus tard · texte numérisé non relu

Zosime, I, 36, 3; etc. En 259 au plus tard

6. Imp. Csesar P. Licinius Valerianus Augustus. Cf. p. 552, n. 1.

7. J'hésite à accepter l'épithète de incrs, qu'on lui a donnée (Victor, Ep., 32, 1).

régions envahies il imposa un dictateur militaire', et il donna ces postes de confiance aux meilleurs généraux des dernières guerres -. — Pour stimuler ou rassurer l'esprit public, il décréta de nouvelles poursuites générales contre les Chrétiens (257-8) \ Car. depuis Marc-Aurèle, tout danger de frontière provoquait une persécution : on jugeait ces hommes les ennemis du dedans et peut-être de connivence avec ceux du dehors '\ —

i. Ce que semble indiquer Zosime, I, 30, 4.

2. Entre 253 el 257, Aurélien parait avoir eu un commandement supérieur, avec le titre de dux, sur le Rhin et par toute la Gaule [Aurelianus, 9, 4,' où on l'appelle Galliarum restitutor; cf. 8, 2). — Après lui, Poslume (p. 572, n. 2). — Cf. Zosime, I, 30, 4.

3. On interdit les assemblées et on ordonna l'abjuration, et, à défaut, l'exil ou la mort des prêtres; Acta proconsularia Cypriani, 1 ; Cyprien, Epist., 80. Cf. Allard, Les Dernières Persécutions du Iroisicnie siècle, 1887, p. 50 et s. — Grégoire de Tours {Hist. Franc, I, 33-4) ne mentionne, à propos de cette persécution, que les martyres des saints de l'Auvergne et du Gévaudan, Liminée, Antolien, Cassius, Victorin, Privât (l'évèque de Javols ou des Gabali). Il est vrai, comme on l'a vu. qu'il les rattache à l'invasion des Alamans (p. 565, n. 5). On peut, tout en écartant ce rapport, accepter pour ces martyres le régne de Yalérien, 257-258. Reculer Privât jusqu'au v^ siècle sous prétexte qu'il n'y a pas eu d'invasion au m'' (Tillemont, Mém., IV, p. 221 et 651), c'est manifestement se tromper. Les Actes de saint Privât (21 août, Acla, IV, p. 439) n'ont d'ailleurs aucune valeur. — De la même manière, s'il faut accepter les martyres de Didier, évéque de Langres, et de son archidiacre Valère (23 mai, Acta, V, p. 247; 22 octobre, IX, p. 532), ceux de Florentin et Hilaire, d'Autun (27 septembre, Vil, p. 392), celui d'Antide, évèque de Besançon (23 juin, YII, p. 40), d'Ausone, évèque d'Angoulème (22 mai, V, p. 137), c'est à la condition d'en rapprocher la date (je dis la date seulement) de celle des invasions contemporaines de Yalérien, et non pas, comme le font leurs Actes, de la date des invasions de Vandales au début du V siècle. Mais rien n'est plus incertain que la tradition qui rapporte ces martyres. — Enfin, sans aucun lien avec des invasions, on peut, si l'on accepte la tradition, attribuer à Yalérien le martyre de Ponce à Cimiez (14 mai, III, p. 277) et celui de Palrocle à Troyes (Grégoire, In gloria martyrum, 03; Acta, 21 janvier, II, p. 707; placé aussi sous Aurélien, cf. p. 597, n. 1). Mais j'ai bien des doutes; cf. Tillemont, Méni., IV, p. 16 et 203. — La tradition ayant attribué de nombreux martyres à Aurélien (p. 597, n. 1), on a supposé qu'il présida à la persécution de 257-8 comme gouverneur en Gaule (n. 2), notamment en ce qui concerne Palrocle de Troyes, sub Aurcliano pneside, disent ses Actes (Tillemont, Mém., IV, p. 205, 646: etc.). Mais cela me paraît bien difficile. — Enfin, .Vubé {L'Eglise el l'État dans la seconde moitié du troisième siècle, 1885, p. 412-421) placerait volontiers lors de cette persécution les morts de Saturnin (p. 501. n. 3), de Symphorien (p. 519, n. 1), et, en outre, de Rogatien et Donatien de Nantes, de Firmiii d'Aiiiieiis, tjue la tradition donne comme victimes de Dioclélien (t. VI). H n'y a aucun argument sérieux en faveur de ces hypothèses.

4. P. 492 et s., p. 501 et s. C'est ce genre de calomnie populaire (|ui, en temps d'invasion, s'attache aux religions détestées : on Ht le même reproche aux Juifs lors des incursions des Normands; Ann. de Saint-Berlin, éd. Dehaisnes, ]). (iT, a. 848.

568 LE.MinilE EN DANGER.

Du côté des Barbares de l'Occident, à la défense de la frontière du Rhin, il envoya son fils Gallien, qu'il s'était associé comme Auguste'. — Enfin, lui-même partit au-devant de l'adversaire le mieux organisé et le plus digne d'un empereur, le roi des Perses -.

Mais alors arriva une nouvelle catastrophe : Valérien fut battu et fait prisonnier (260)'. Et jamais, depuis trois siècles qu'on obéissait à des empereurs, l'Empire n'avait connu un désastre de cette espèce, son chef divin aux mains de l'ennemi.

De ce malheur, un autre mal sortit encore. Valérien fut remplacé partout par son fils Gallien \ incapable, débauché et cruel, plus mauvais qu'aucun des vingt Augustes qui avaient suivi Commode. Peut-être même fallait-il remonter beaucoup plus haut dans l'histoire pour retrouver un maître aussi odieux : et l'on faillit parler de lui comme d'un nouveau Néron'. L'avènement de Gallien signifiait-il que les dieux avaient enfin condamné le peuple romain, et forgé l'instrument de sa perte?

Pourtant, même dans ces années où toutes les nations et tous les dangers conjurèrent contre lui, il ne perdit pas confiance, et il put sauver sa fortune''.

Page 1