P. 566, n. I, p. oT'.t, n. 3: et ici, n
2. Eulrope, IX, 8; Aur. Victor, Ces., .JS, 1: Zosime, I, 30, 3-8; 37. 3; Zonaras, \I1, 24; Cohen. 2' éd, n°' 904-0, 805-900. La date de ce voyage est peut-être antérieure, à moins qu'il ne soit venu une première fois en Gaule entre 253-5. Cf. Tillemont, Hist., Vnlérien, art. 4. — Gallien fit venir à ce propos des vexillationes de Bretagne (C. /. L., III, 3228), en particulier de la XX" légion (inscription de 255, à Mayence, C. I. L., XIII, 0780). Et c'est alors, sans doute, qu'il fit réparer les routes sur la rive droite du Rhin (XIII, 9103, 9111). — Homo (p. 13-4) rapporte à ce séjour de Gallien la mise en état de la frontière; et il a raison en principe. Mais la plupart des faits archéologiques qu'il signale sont peut-êlre d'avant ou d'après ce séjour. L'inscription d'une porte de Cologne, Valerian]a GuUien[a (Xlll, 8261), prouve tout au plus (ju'on a réparé les remparts de la ville sous Gallien. — Il m'est difficile de rattacher la dea Segelia des monnaies de Gallien (Sulonine, Cohen, 2" éd., n°' 35-6, cf. n" 23; cf. Blanchet, Mémoires de Nuinisinalique, 1900, p. 284-294) à la déesse Segeta des Ségusiaves (C. /. L., XIII, 1641 et 1646): c'est la déesse italienne des moissons. — Sur les pièces de ce règne qu'on essaye d'attribuer à l'atelier de Lyon, outre ce mémoire, voyez Voelter, dans la I\'um. Zcilschrifl de Vienne, n. s., 1 [XLI% 1908, p. 92-5. Il est possible, si celte attribution est fondée, que ces pièces soient postérieures à 258, et que Postume ne se soit rendu maître de Lyon qu'après cette date, et même après io^. au cours d'une expédition vers les Alpes (cf. p. 578, n. 7).
3. Entre 253 et 257? p. 567, n. 2. — On attribuait à Valérien l'intention d'avoir songé à Aurélien pour la tutelle de son petit-fils [AurcL, 8, 2), et je ne vois aucune difficulté à admettre celte tradition.
4. Dès 257 ou même plus tôt; cf. p. 572. — On a supposé ([ue les (iennatiies
Puis, il repartit pour le Danube, laissant dans le pays son fils aîné, le jeune César Valérien*. Du reste, celui-ci n'était <]u"un adolescent, et l'autorité réelle sur les soldats et les provinces de Gaule resta confiée à un excellent homme de guerre, Postume, « duc de la frontière du Rhin »- (257?').
Quelques mois après, en 2o8 ', Postume et le prince se brouil-
avaient été partagées entre Postume et Aurélien (Homo, p. 12). J'inclinerais plutôt à croire que Postume a remplacé Aurélien à Mayence. Mais les indices manquent pour Tune ou l'autre hypothèse.
i. C'est celui que des Anciens ont, peut-être par erreur, appelé Saloninus {Triginta lyranni, .3, I ; Zosime. I, 38, 3), mais qui était en réalité P. Licinius Cornélius Vaierianus Cœsar, fils aîné de Gallieu {Prosop., 11. p. 273-5), le vrai Saloninus étant son second fils (P. Licinius Cornélius Saloninus Vaierianus junior desar), qui. semble-t-il, remplaça l'autre comme César en 259(?). 11 n'est du reste pas impossible que l'aîné se soit aussi appelé Saloninus, ce qui rend les deux princes fort difficiles à distinguer sur les monuments. Sur ces difficultés, cf. les articles parus dans la Numism. Zeitschrifl de Vienne, n. s., I [XLI], 1908, p. 78-120, et V. 1912. p. 1G3-8 (Voetter).
2. Lettre de Yalérieu, qui semble avoir conservé la haute main sur l'Occident {Triginta, 3. 8 et s.) : Transrhenani liinitis ducem et Galliœ prœsidem; Zonaras, Xll, 24; Zosime, I, 38, 3 : '.\p-/r|V èv Keatoî; arpaTuoTcôv ÈaTrETrojTîvijLïvo;. Il est d'ailleurs possible que VHistoire Auguste ne transmette pas exactement le titre de Postume (p. 567, n. 2). Je crois cependant, d'après l'ensemble de ces expressions, que Postume avait la Germanie Supérieure, celle de Mayence, avec la surveillance des Champs Décumates, et tout ou partie de la Belgique, au moins ce qui sera plus tard la V" Belgique, celle de Trêves.