Cf. t. I, p
3. Le village de La Turhie, La Turbia en italien, en perpétue encore le nom.
4. Cf. les trophées de Scipion (t. l, p. 496, n. I) et de Pompée (t. 111, p. 116) sur les Pyrénées, celui de Domitius i)rès du Hliùne (t. III, p. 20).
(2*.)'-ll)- avant J.-C), dont Auguste dut s'occuper en personne (211-25 ^). Pendant son séjour dans l'Ouest, il fit à Dax une saison d'eaux chaudes pour soigner ses rhumatismes^ : ce qui permet de supposer que les grands cols des Pyrénées de Gascogne, Somport ou Roncevaux, le virent souvent passer. C'était la première fois, depuis Hasdrubal ', que les seuils de l'Occident étaient traversés par un maître du monde : les marches et les séjours d'Auguste achevaient l'unité de ce monde et affinaient dans le détail l'œuvre de la conquête''.
Ce sont également les derniers épisodes de Ihistoire de la conquête que les campagnes entreprises alors contre certaines peuplades de la Gaule. Vers le temps où Octave la reprit sur Antoine', il fallut que son lieutenant Agrippa guerroyât avec vigueur contre les Aquitains du Sud-Ouest (en 39-38) **. Et encore, dix ans plus tard, on dut envoyer contre eux Messala, qui se fit accompagner du poète Tibulle pour chanter ses victoires (en 28?) ^ Dans le Nord, au temps de la bataille
1. Dion, Ll. 20. 5; Orose. VI. 21. I. — Uicn n'indique qui! y ait eu un lion entre celte ijuerre et celle des .\quitains (n. 9). Mais cela est possible, vu les anciens rapports entre les deux peuples (t. lU. p. 107 et 304).