‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 775 sur 792 · IV. — MISÈRES MATÉRIELLES · texte numérisé non relu

IV. — MISÈRES MATÉRIELLES

Il est impossible que ces malheurs matériels, le désastre de 276. les invasions antérieures, les iruerres civiles, les révoltes, n'aient pas bouleversé la société aussi profondément que le sol.

Le commerce et l'industrie des villes durent traverser des crises atroces -. Nous cessons de suivre les traces des grandes corporations qui ont fait leur richesse dans les siècles précédents. Inscriptions, sculptures, bronzes et poteries même, tout ce qui se fabrique devient beaucoup plus rare dans les Gaules \ La vie de travail, qui décroissait lentement depuis la lin des Sévères, semble s'arrêter.

On peut supposer les pires misères chez les petites gens.

environ). 390, 421, 422. 433 (le trésor à la patére, de Henncs), 448, 498, .309, .^24, 525. .529 : ici, p. 601, n. 4-7. — A dire cependant toute ma pensée, je commence à croire qu'il y a abus dans l'emploi qu'on a fait des trésors de monnaies comme arguments historiques. Beaucoup, dans leur composition ou leur abandon, peuvent être le résultat de simples hasards. Et bien d'autres hasards peuvent après coup dénaturer le caractère de ces trésors. Voici, par exemple, un trésor trouvé à Schwenninuen en Wurtemberg, ((ui sur 114 monnaies connues, en renferme 112 allant de Philippe il Claude, et 2 seulement de Carus et Carin, aucune d'entre 270 et 282 : qu'on suppose ces deux pièces perdues ou négligées par l'inventeur, et on n'eût pas hésité à attribuer ce trésor à une invasion sous Tétricus (p. .')93, n. 3); Nestlé, Fundc aiiiiker Miiiizen. Stuttgart, 1893, p. 71, n" 117.

2. La séparation de la Gaule d'avec le reste de l'Empire (ch. XV) a pu fermer à ses industries un grand nombre de débouchés.

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