‹ Histoire de la GauleChapitre 120 sur 718 · De même à Rome, .Mommsen, Slrafrecht, p. Wï et suiv · texte numérisé non relu

De même à Rome, .Mommsen, Slrafrecht, p. Wï et suiv

102 LES URLIDES.

Les assises carnutes élaieat le temps des hécatombes de criminels'. Les druides n'assuraient pas seulement la malédiction de ceux (ju'ils condamnaient : les magistrats remettaient aussi entre leurs mains, pour accomplir l'expiation, ceux dont la vie avait été proscrite par les chefs séculiers. Les prêtres avaient seuls qualité, semble-t-il, pour retrancher les hommes à la fois de la vie publique et de la vie physique. Et c'était, en ce temps, l'inverse du Moyen Age, où l'Eglise condamnait et où l'autorité civile exécutait. Alors, sous la direction des druides, les supplices commençaient. V^oleurs, brigands, coupables de toute sorte, étaient publiquement immolés, auprès des autels consacrés, suivant le rite propre à chaque divinité ou la faute particulière du condamné *. Les dieux se réjouissaient fort de co genre de sacrifices : ils préféraient les criminels k toutes les autres victimes humaines, suicidés ou prisonniers de guerre \ Car ceu.\-là étaient inutiles ou dangereux à leurs peuples, et les divinités j)ouvaieiit les prendre sans regret. Aussi, quand il y avait dans l'année abondance de criminels, que les druides avaient eu beaucoup de besogne, la Gaule était assurée de recevoir de ses dieux d'amples moissons*; et l'un peut ajouter.

1. Celn irc>l nulle port explicitement indiqué, mais n-sulte : 1° de ce qu'uQ pays de In (inulo (et ce ne peut Mre que lo |)nys rnrnutc) elnil reirardi^, semlile l-il, comme celui des sacridres humains faits aux grands dieux (Lurnin, I. 444-0); 2° de ce que tous les criminels servaient de victitnes (Ce^yur, VI. I(i. 5; Dindore, V, 32, 0); 3" de ce que les druides avaient seuls qunliti* pour prcsidiT « des sacnllces (Osar, VI, 13, 4; Slnibon, IV, 4, 5; Uiodore, V, 31, 4); 4" de ce que ce» sacrillces ou ces exécutions paraissent avoir eu lieu à un moment deterinin<^ de l'année, avant la lin des moissons (Strabon, IV, 4, 4) ou à l'expiration d'une période i|uin(|uennale (l)iodore, V, 32, 0). Au sur|dus, il a pu y avoir aussi des exécutions dniis la cité même (cf. alu, C^sar, VI, 10, 4), mais t4Uijours, je crois, avec l'intervention de druides.

2. Césnr, VI, Ifl. ."i ; Diodore, V, 32, (\. Sur les espèces de supplices pour les criminels, p. T)?, pour lescapUfs et autres, p. !.■>*! et s.

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