César, VI, 13, 1, cf. 3; niodore, V
lOi LES DRUIDES.
humble orij^'ine, arrivera à un des coiiimandenients suprêmes de la Gaule'. C'est le même Diviciac qui fera, chez les Éduons. la fortune de son jeune frère Dumnorix*.
Dans la vie privée comme dans la vie publique, le ministère des druides était indispensable. Nul ne pouvait sacriiier sans eux, du moins des victimes humaines' : ils tenaient donc à leur merci la santé et le salut des hommes, causes ordinaires des sacrifices*. Ils surveillaient l'observance des rites, fixaient les pratiques exigées par les dieux \ et cela leur donnait un droit de contrôle sur les actes et les mœurs. Comme les pontifes de IU)me, ils étaient les jurisconsultes attitrés et permanents des lois divines, les arbitres des fornmles relij^ieuses, les dépositaires des forces surnaturelles ^ (^hez un peuple encore assujetti à ses dieux", le prêtre paraissait au moins aussi redoutable que le maj^'istrat V
Ajoutons que le druide, plus que le magistrat, a des attaches en dehors de sa cité : au-ilessus de son peujdo, Arvernes ou Eduens, il connaît son église, qui embrasse la (laule ; il n'est pas seulement l'homme d'une peuplade, mais celui du nom celtique. Aussi conserve-t-il des relations bien au delà des frontières de sa patrie municipale, il peut devenir puissant chez tous les Gaulois', et peser, de son influence extérieure, sur les destinées de sa nation projire.
Tel fut par suite le ropt'ct d(»iit (»n entoura ces humiurs, qu'ils étaient choisis comme arbitres en cas de conflit international, et que deux cités rivales s'en remettaient h eux du soin de régler leurs litiges. On rapportait «ju'ils surent parfois, avant uno