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6. Au moins dans l'ilat actuel de nos connaissances. Car, sur ce point encore, il n'est peut-être pas impossihh; de trouver l'équivalent de l'enseipoement druidique chez les anciens peuples de l'Occident, et de diminuer la dislance entre la civilisation celtique et la civilisation dassicjue : Cic, De divin., I, 41, 92 (llls des grands de l'Etrurie confiés aux devins étrusques; cf. Marquardt, III, p. 411).

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dans le monde ancien de l'Occident, ce qui la rapproclie k la fois des coUèires sacerdotaux de l'Orient et du clergé de l'Eirlise chrétienne.

Les druides étaient des éducateurs de la jeunesse, et ils n'instruisaient pas seulement ceux qui se destinaient h leur succession, mais encore tous les adolescents qui venaient à eux', ('/«'•tait auprès d'eux que l'aristocratie s'initiait aux mystère* de la nature, des divinités et de la vie humaine, et qu'elle apprenait les raisons de ses devoirs, et surtout du principal, qui était de hien combattre et de sav»tir mourir*. Ils donnaient à leurs élèves des leçons de science et des leçons de morale.

Ce fut là. apparemment, ce que la société i;auloise offrit de plus sin-JTulier. Les jeunes nobles étaient soumis à une discipline intellectuelle; ils passaient par un temps d'étude; et, dans leurs années de noviciat, ils étaient entre les mains des prêtres, vivant près «l'cux, sans doute sous leur toit, comme une clientèle de partisans sous le toit «l'un trraiid. Il ne s'aj:issait pas, bien entendu, de groupements scolaires et de cours réguliers. L'enseignement se transmettait peut-être d'homme à homme, en tout cas dans l'étroite intimité du maître et de l'élève*. On entourait une leçon de circcmstances solennelles : elle était donnée loin des hommes et de leurs deuïeures, dans le silence et le voisinage de la divinité, au fond des cavernes et des bois *; elle se présentait sous la forme d'une initiation émouvante h des

1. Crsar. VI. 14, 2 cl 3. di^signo le» novices; VI. II. 0. il désigne toute In jeunesse.

2. (>>«ar. VI. li, ."; I.ucain. I, i5l-4Vl»; McIn. III. 2. IS-tO. tous Imis sans nul doute d'npn-s In ini^nir source (Posidoiiius'.'j. Stmlmii, qui a Posidoniu» sou» le» yriix. no parli* pas de cet eoseipneraent; Diodore, i|ui l'uttlise ^g^aleinenl, (vis dnvni>lngf, si liifU ijue je me demnndo s'il eut partout et toujours la m^me importance. En ce qui concerne C.t^sar, je suis convaincu qu'une 1res pramle partie de ses assertions du livre VI sont einprunti^es h un échvain fcrvc (cf. Muller et Donner, éd. de Stralton, Didol, II, p. ".K14- ci. p. lOJ. d- 4), mais en partie completi-es et rectifl^'s.

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