‹ Histoire de la GauleChapitre 13 sur 718 · SUoboii, IV, I, I; if. 4, :i · texte numérisé non relu

SUoboii, IV, I, I; if. 4, :i

Celtes, qui finissaient au nord de la Seine; et les sujets ou [fm descendants des derniers-venus, ces Bel;res qui avaient popularisé dans le monde le mot de Galates ou de Gaulois ' : ceux-ci formaient à la C<;Itique une sorte de couronne protectrice du cAté de la Germanie. Au nord-ouest, les peuples des presqu'îles et du littoral de la 3Ianche, en partie d'origine belge, vivaient d'ordinaire séparément »ûus le nom d' « Armoricains » '. La Celtique propre était ainsi concentrée en une masse compacte et circulaire, dont le centre géométrique était vers le puy de D6me, et dont le» rayons, d'environ 80 lieues, finissaient aux embouchures df; Jj Loire, d^; la Garonne, de l'Aude et du Rhône, et aux confluents de Paris.

Cependant, quels que soient le caractère et le nom de ces diverses populations. Celtes, Belges, Gallo-Germains*, Ligures, Celtoligures ', Aquitains, Ibères, il n'y a pas entre elles des divergences fondamentales, des contrastes saisissants. Nous retrouverons chez toutes des formes politiques et des superstitions analogues. Certes, elles n'avaient point un même tempérament, elles n'étaient pas également barbares ou civilisées. Mais leurs institutions, pour n'être pas arrivées partout au même degré de formation, étaient cependant de nature semblable \

i. Cf. t. I, p. .•»,! 4-320, t. H, p. 408 et «.

2. .StfafK,fi, IV, 4, I et 3; a-«ar, II, 34; V, 5.3, 6; VII, 7,5, 4; VIII, 31, 4. Cf. t. I, p. 323, t. II, p. 486 et i.

3. Serni'jermani, Tite-Lîve, XXI, .38, 8. *. Stral^^n, IV, G, 3.

5. J'h^ite ii*iaucj>tip à rjtilia«r le» docnment* da .Moyen Age, irlandais, ^alloi» on autre*, ponr interpréter leu texte» anciens relatif* aux institutions c^:llique« et fcAa\n'i%fr%, dmirfe» (cf. p. 108, n. 11), religion l'cf. p. 118, n. 2/, organis.ition politique et tocJiilH, et làofnih cMf-.-mhna (cf. p. 36-3-5). Voici pourquoi. — 1* Ce» pays de lan^fîje britannique, Irlande, É«os»e, Cornonaille», Pay» de Galles, sont pr/:ci- «^rnent ceux oi'j la cjtHfyii-.Ui gauloise a ét/j ou fort tardive et incomplète Me» deux «iernien!;, ofj bien od aucun U;xte ne nous affirme qu'elle ait p/;nétr/; (les deux premier»;. P.ien ne prouve que la civilisation des Belge» ou des Celtes s'y soif, propag/;e p.'jr voie r:/>mmerciale. C'est la cho'ie du monde la plu» hypothétique que l'origine gauloise des être» et des traditions de ces pay». Et c'est arbitrairement et a />r</yrt qu'on réjW;te sans cesse, à propos de l'Irlande et de l'Armorique, le» expressions de • Celte • ou de • celtique ♦ (cf. p. 80, n. 2). Il parait plu» vraisernhLable que ces traditions «ont des vestige» de choses indigènes aotérieares a

LA TRIBL' ET LA PEIPLADE.

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