‹ Histoire de la GauleChapitre 131 sur 718 · Pline, XVI, 2.j · texte numérisé non relu

Pline, XVI, 2.j

les Romains parleront des druides et de leurs pratiques, ils songeront à ces hommes, . sorciers, ( harlatans et magiciens, manieurs en sous-ordre des choses divines'.

La Gaule avait aussi ses voyantes et ses mapriciennes, point dilTércnb's de celles de tous les peuples. Mais, tandis que sibylles et pvlhonisses vivaient seules, éternellement isolées et recluses chacune dans l'enclos sacré du dieu qui la possédait', les sorcières gauloises s'associaient en collèges, fraternités étranges groupées autour d'un antique sanctuaire et d'-positaires d'inviolables traditions. Les unes, comme celles d'une Ile de la Loire, étaient des Bacchantes vouéts à un culte de mort et de solitude : elles ne devaient point, dans le territoire sacré, voir et recevoir des mâles, mais elles pouvaient rejoindre sur le continent amants ou maris, et alterner ainsi leur passion entre l'homme et le dieu'. Les neuf [irétresses de l'Ile de Sein étaient consacrées au contraire à la dévotion des marins : c'étaient des vierges, auxquelles le mérite propre de la virginité et du chilTro neuf donnait un pouvoir magique*. Ces sanctuaires, ces rites, ces préirises, et bien d'autres choses, n'éUiient sans doute coltiques ou gauloises que parce que les Celles les avaient trouvéïà et laissées dans le pays, et qu'ils y croyaient à leur tour".

Une dernière catégorie de ministres de la religion étaient les poètes ou les bardes. Si beaucouji d'entre eux appartenaient h la clientèle de l'aristocratie militaire, «l'autres réservaient leur travail ou leur tiilent aux prêtres et aux dieux*. Peut-être quelques-

Page 1