‹ Histoire de la GauleChapitre 134 sur 718 · VII. — DESTINÉES POSSIBLES DE L'INSTITUTION DRUIDIQUE · texte numérisé non relu

VII. — DESTINÉES POSSIBLES DE L'INSTITUTION DRUIDIQUE

Tels étaient les groupes d'hommes ou les forces sociales dont la religion assurait l'existence : une fédération de prêtres, embrassant toute la Gaule, superposant une prééminence théorique au pouvoir effectif des mille chefs locaux; et, dans chaque cité même, le prêtre prenant sa part de cette autorité publique, et gardant le privilège de l'autorité morale.

Cette organisation, cent ans avant notre ère, était le vestige d'un régime disparu, dont le clergé maintenait la survivance.

II est probable, par suite, que l'influence politique du clergé aHait en déclinant. Tous les crimes n'étaient point portés au tribunal carnute; tous les justiciables n'obéissaient pas^ Le seul druide que nous connaissions, et qui fut peut-être le pontife souverain de TÉglise celtique, l'Eduen Diviciac, a été malheureux et fugitif une partie de sa vie, et il n'a dû qu'à César de ne point finir misérablement \ Dans les guerres et les révolutions qui ont secoué la Gaule, c'est des druides qu'il sera le moins question. L'association des prêtres tendait, devant l'importance

les bardes jouassent, sous la direction des druides, le rùie d'écolàtres, et fussent préposés par eux à renseignement élémentaire de la jeunesse; cf. Prudiiiee, Apulli., 2W-2Và : Scriptoris, (jucm non bardas pater...nec garrula nulrix... rem docuere Dei.

t. Cf. p. 12G-7, 175-0, 380-2.

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