César, VI
112 LES DHLIDES.
grrandissante d«'S cités et de leurs chefs, à ne plus être qu un cadre dalliauce, une ombre de tribunal autour d'un vieux sanctuaire fédéral.
Mais ce que les druides ne perdaient pas, c'était leur clientèle d'ânies, la direction et la formation de la jeunesse. Magistrats discutés, ju^'cs intermittents, ils demeuraii'nt les éducateurs de l'aristocratie.
Aussi, nul ne peut affirmer que l'institution druidique était en train de disparaître. D'abord la prêtrise, dans tous les pays, a la vie très dure : elle se transforme, et ne meurt pas. Puis, ce r^Me de précepteur renouvelait sans cesse la force du sacerdoce. Kniin, dans les assises carnutes, les druides maintenaient, audessus des tribus séparées et des cités jalouses, quelques glorieuses traditions nationales, les sacrifices devant des autels communs à toute la Gaule, le nom et le respect d'une solidarité morale et religieuse: ils étaient les représentants d'idées générales et d'idées souveraines*. Et de toutes ces choses, suivant les circonstances, il pouvait sortir une réaction favorable au pouvoir de cette assemblée et à l'influence publique des druides.