‹ Histoire de la GauleChapitre 142 sur 718 · Iluju.i sunt [durima simulocm, ibitL o. Lucain, I, 444-S · texte numérisé non relu

Iluju.i sunt [durima simulocm, ibitL o. Lucain, I, 444-S

TEUTATf:S. 11^

raient comme les Celtes ', et son nom s'étendait partout oii avait pénétré le nom gaulois, sur l'île de Bretagne ^ et dans les États du Danube'.

Mais ne nous faisons pas illusion en entendant ce mot de Teutatès: ne son;Lroons pas à un être ayant un nom propre, personnel et immuable, une physionomie précise et arrêtée, des traits distinctifs et un timbre de voix, comme nous nous figurons un Mercure, un Apollon, un Jupiter Capitolin\ Les dieux ne deviennent des individualités franches et nettes qu'après avoir longtemps vécu sous la forme humaine, que lorsque poètes et artistes ont fixé leur figure et raconté leur vie. Ceux de la Gaule en étaient encore à la première période de leur existence : on parlait beaucoup d'eux, très peu les connaissaient, ils se confiaient seulement aux prêtres ^ il fallait les adorer en esprit plus qu'en image®, et si Teutatès avait déjà des statues ^ ce n'étaient que d'informes piliers de bois ou de pierre, qui rappelaient le dieu, et ne le montraient pas".

Ce dieu, en réalité, était invisible et anonyme. Tentâtes signifiait, en langue gauloise, « national » ', c'est-à-dire « le Dieu Public », le dieu qui protège les cités ou les nations'". Le mot n'était que le qualificatif ordinaire du dieu souverain des Gaulois, comme « l'Éternel » fut celui du dieu souverain

1. Cela me pnrail résulter du nombre de monuments que la Belgique a consacrés à Mercure (à Trêves, C. I. L., XIII, 36.56-60; à Metz, 4304-12).

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