‹ Histoire de la GauleChapitre 141 sur 718 · I. Mêla, 111, 2, 10; César, VI, 14, 4; cf. p IU · texte numérisé non relu

I. Mêla, 111, 2, 10; César, VI, 14, 4; cf. p IU

118 LA RELl(iiO>.

Mais ces démarcations seront, le plus souvent, fort difficiles à faire. Sur la doctrine druidi(]ue, nous possédons moins d'une demi-pag:e; leurs poèmes nous ont été résumés en six li^j^nes'. Rési^'nons-nous à dire, de la j»lupart des faits qui vont être énumérés, qu'ils se rattachaient à la vie relijrieuse des habitants de la (jaule avant les temps de la ooiujuête rinnaino.

H. — TEUTATÉS »

Le priiirjpal (1rs dieux communs à tous les liaulois euiil appelé par eux Teutatès : c'était le dieu qui possédait le plus de sanctuaires dans h s cités*, le plus de simulacres sur le sol '; il était le premier de ceux qui recevaient l'homma-re collectif et les sacrifices solennels des druides assemblés'. Les lîelges l'ado-

1. Crsar, VI. 14. 5-C; 18. 1; Mêla, III. 2, 18 et 19; Lucain, I. 4:.2-8; Straboii. IV, 4, 4; Ammicii, XV, 9. 8; Diodore. V, 28, «; 31, 4. Et. dans tous ces lexle», ou sent deux sources seuleiiieut, l'osidonius et Timagone, et encore Tima^ne derive-l-ii peut être de Posidoiiius. Cf. p. 109. ii. 1.

2. Voiri les arf:ninents (|ui me paraissent militer en faveur de cette théorie (existenee d'un dieu souverain ou national, Teulatrs, interprété plus tard d'ordinaire en Mercure ou en Mnrs), th^rie qui me semble i-hntjne jour moins contestable : 1° le sens du mot Teulatrs (p. 119. n. 9;; 2* la dilTusion de ce nom de Teu* tatés, comme nom de dieu, «lan?* tout le nxmde celtique; 3" l'idenlile du Teutati--* de Lucain, dieu di^» sacriflces humains (placatur sanguine diro Teulates, l.ueain, I. 444-5; cf. Laclnnce, Insl. </iy., I. 21, 3), avec le Mercure dont parle César (VI, 11. 1 : Di'um maxime Mcrcurium colunt) et avec le Mercure fraulois des Pères de l"Kpli»e, lui aussi un grand dieu à victimes humaines (Minucius Félix, Octavius, 6, t: Tcrtullien, Apologètiiiue, 9; Scoritince, 7), Mercure dont il exi>te un si grand nombre de monuments à repo4jue romaine. Kt je ne vois pas de raisons de douter de celle identité, acceptée. semb!e-t-il, par l'Antiquité elle-même (elle apparaît di»s le X* s. dan» le» scholics de Lucain. l'sener. Commenta Bemensia, p. 32; Tiev. dn Et. anc., 1902, p. III et 113), conservée par le Moyeu Age (l'sener. (. c. ; Annius de Viterbe, Anlupiitatiim variartim vulumina, éd. de l.'»12, T CXXXIX v*). pour ne point parler du consentement de la plupart de» énidits (Fauchet. 1579. p. 4 v*; Cluvier. p. 05; Schedius. p. Ii0;dom Martin, I. p. 304; de Itellofruel, p. 144; De^jardins. Il, p. 513). - D'Arbois de Jubniinille (depuis 1878'.*. lirv. arch.. XXXV. 1878. I. p. 388; Le Cycle mythologique irlaniiais, 1884. p. 381, etc.) a suppose que le grand dieu gaulois s'appelait Lug, el s'identillait avec le héros Lug de la iinthologie irlandaise (cf. p. 13. n. 5i; et celte théorie a eu une vogue incntvable (voir, entre autres : Monceaux, Legrand TrmpU du Puy-de-Dôme. Rei-uelnsl.. XXXV. 1SS7, XXXVI, 18SS; Vercoolre, Origine et Genèse de la Ù.jende du .Saint-Gnial, Paris. 1901).

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