‹ Histoire de la GauleChapitre 144 sur 718 · Lucain, lil · texte numérisé non relu

Lucain, lil

9. Ou Toulates, Totat'-s; cf. ici, n. 2 et -î, et CI. L., VI, 2407 {Totaligcn[u]i) et 31182 (Toutali). WorLschalz, p. 131 : * toutn = « Volk • = irlandais tùalh et kimri(|uo tâd, • ti'rra • -= breton lud, « gens ». Le mot est indo-européen; cf. ombrien Iota =: m ciritas », osque touto = « populu^ • (von Planta, II, p. 759 et 70S) ; pothique thiuda = • pe iple » ; ancien liaut-allmnand diol, même sens (Kluge, au mot Deutsnh).

lO. Cf. ApoUini Touti'jriiji = • palrio «ou « r.'^i palrio • (C I. L., Xlll, 7504), à rapprocher de Mercurio Arvernorigi [ibid,, 0003).

(l'Israël. Peut-être, de luèrn»' que ce dernier, avait-il d'autres noms, s'appelait-il aussi a le Fort » ' ou « le Saj?e » * : mais tous ces noms n'étaient également que des épithèles.

Voici, sans nul doute au dire des druides', quels étaient les attributs et le rôle du dieu national : « Il a inventé tous les arts; c'est lui qui protège les chemins et qui guide les voyageurs; grâce à lui, l'homme s'enrichit et le marchand prospère*. » — Le dieu souverain des Gaulois n'était donc pas un vulgaire fauteur de combats, comme il était apparu aux Grecs et aux Latins des âges précédents ^ Il ne menait plus seulement les hordes conjurées sur les sentiers de la guerre; mais il ouvrait les routes du pays aux marches pacifiques des pèlerins et des trafiquants. De lui, les hommes avaient reçu la notion des métiers sédentaires, le goût du travail, le désir de produire. Le dieu avait habitué son peuple à l'empire de lois sages et humaines'. — Peut-être, en insistant sur ces vertus créatrices et pacifiques.

1. Cimuluf. .1. i:. I. /.., 111, 8671; VI. 4«; Vil. HiM; l.raml.a.h. ir.4 ^ c. /. L., XIII, 8701, pt le nom Camulngrnus, • Fils du Fort •, Coar, VU. Tù, 3; etc.; Ilolder, I, c. 72G et suiv. : c'est à tort, je crois, qu'on a vu dans C.aniulus un dieu distinct, Alf. Maury, Mém. des Antiqu. de France. Xl.\ (= n. s., IX), 1849, p. 15 et s. Dons le même sens, Caturix (appliqué au Mars des Helvètes, cf. p. 125, n. 3), • le Prince du t.ombnt •; cf. C. I. L., XIII, .'W:»5. r)04«, r>054. 0474. Peut-ftrc aussi Sucellus. - le Frappeur? ., XII, 1836, XIII, 4542, 5057, C224, 6730; Heinach, Cultes, p. 223. Peulôtre encore Smerius (cf. p. 142, n. I;.

2. l'isucius et Vidurus. • le Sape •, • Celui qui sait ■ (cf. *vid, Wortsckatt , p. 264; ici, p. 123, n. 1). plul«'>t que • le Bon • {Wortsrhat:, p. 277), <^pilhètes de Menurc (C. /. L., XIII, 570, 577,0.347,6384, etc.; Visucius seul, 0404). l'eut ^Ire, et dans un sens analog:ue, 0>jmios (ici, n. 0).

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