III. - LES DEUX r.R.VNnES OKIISSES
Ce dieu n'exerçait puiiit une autorité exclusive et jalouse. Il avait près de lui des compagnons cl des collaborateurs. Les driiidts n'enseignaient pas, du moins à l'époque où nous les « uniiaissiiMS. l'unité de la j>uissanc(' divine. Si leur Ttutalès ne (lilTérait pas, par sa nature j)roj)re, du dieu souverain «llsrael, il ne vivait pas, comme lui, dans un faroucbe isolement. Il était entouré dune s(»rle de famille ou de ( our, et en cela la religion gauloise tendait à se rapprocher des panthéons classiques.
Parmi ces êtres divins, deux tenaient de plus près au dieu national. C'étaient des divinités féminines, et qui lui .servaient, je pense, de eompagnes ou d'épouses.
L'une lui ressemblait furt. César nous dit qu'elle avait enseigné aux hommes les éléments des arts, et qu'elle protégeait ceux qui faisaient œuvre de leurs mains. Klle était la patrt)nne d«'s ouvriers, si Tentâtes était le patron des mar- (liands-. .Mais, comme Tentâtes encore, elle suivait les siens Mir le I liaiiip de bataille, et savait (dUïbaltre jinur eux. Suivant b's jtturs, elle était pareille aune Hellone ou à une Victoire, à la Minerve guerrièir ou à la .Minerv»' des travaux pacifiques*.
rp-» (ji'flguralions ou intor|tn-(nlioiis {intrrfittatio Homana, TnriU», Grrmanie, W) «les dieux rNotiqiiPs, Hirhier, /V drorum Itarhnrorum intrrfirrlnliunr, II.iIIp, 1000.