‹ Histoire de la GauleChapitre 15 sur 718 · LA TRIBU ET SON TERRITOIRE · texte numérisé non relu

LA TRIBU ET SON TERRITOIRE

îaient fagi^ et les Grecs '^j/a-. La tribu était partout, chez les Germains, les Belges, les Celtes, les Ligures, les Ibères, l'élément primordial et peut-être irréductible de la vie publique, vie civile ou militaire ^ C'était par ce mot de tribu que se désignaient les plus anciens et les moins considérables des groupements politiques, et c'étaient les territoires de ces tribus qui constituaient les subdivisions les moins étendues et les plus tenaces du sol de la Gaule entière*.

La tribu était un ensemble de familles et d'êtres obéissant à des chefs communs, associés sous un seul vocable, liés par ■des résolutions collectives, vivant d'une existence semblable et voisinant sur la même terre ". Il est possible qu'à leur origine, beaucoup de tribus aient été simplement l'union traditionnelle des lignées issues d'un lointain ascendant : dans le monde gaulois tout au moins, quelques-unes de ces petites sociétés gardaient et portaient le nom d'un ancêtre, vrai ou mythique*^ : leurs membres se savaient ou se croyaient unis par une antique et mystérieuse parenté, de même que les douze tribus d'Israël se disaient filles des fils de Joseph ou de Jacob, que des gentes patriciennes de Rome s'attribuaient un père de leur nom. Mais à l'époque dont nous parlons, cette parenté, là où elle était mentionnée, ne se montrait plus que par des souvenirs reli-

1. César, 1, 12, 4 et o; 27, 4; 37, 3; IV, 1, 4; 22, 5; VI, 11,2]; 23, 5; VII, 64, 0; Pline, 111, 124; Tite-Live, V, 34, 9.

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