‹ Histoire de la GauleChapitre 154 sur 718 · C. Aiidarla la Victoire chez Us Voconces, XII, lo,">i-GU · texte numérisé non relu

C. Aiidarla la Victoire chez Us Voconces, XII, lo,">i-GU

«•2« LA HELKÎION.

les aulcls publics avec sa comp.«i'->o ordinaire'; là, on Tuiniait mieux solitaire'. Ailleurs^ on l'associait à un autre souverain', et on l»'iir donnait à tous dçux une parèdre commune, les unissant ainsi en une triade protectrice de la cité'.

Chez les nations calmes. Tentâtes fut traité en chef pacifique, et en batailli'ur chez celles «jui vivaient de la «ruorre. Dans les cités de la Celtique ancienne, où les mœurs et la vie étaient [•lus laborieuses, et où l'influence des druides était plus forte, il gardait plus souvent la figure que les prêtres lui donnaient*. Les États du .Midi, comme les Allobroges, plus belliqueux et plus jeunes, les tribus de lArmorique ou de la (iaule océanique, l'adoraient volontiers comme un dieu des combats*; chez • IN pt'Ujdes extrêmes, il se confondait presque avec Ksus", ailleurs tout à fait distinct de lui. Et les Méditerranéens qui traversaient la Gaule pouvaient voir en lui tour à tour un .\rès en armes, un Hermès législateur ou un Saturne père des hommes*. Il en allait de même pour sa compagne, dont telle cité préférait les allures guerrières ou victorieuses, et telle autre l'altitude d'une reine au repos*.

Certes, tous ces dieux, tous ces Tentâtes des jx-uplades gauloises, n'étaient que des formes particulières d'une seule divinité. Leur origine était commune, et les druides eussent sans

I. Mercure et llosiiierta a Pouhisse rhe/ les I.euqncs, XIII. 4GS:l-5. et nilleiirs, cf. .^fl77. Surelliis et Nnntosuelln h SarrelMuir;? cliez le» .M«^(lionialriqucs, XIII, 4542. M;irs et nellonc n Alésin. XIII. 2ST:i ; cf. ,"5070.

2 Meniire à Tre»es (XIII. :H'.5fi-r>0); nu puvdc Dôme chez les Arvernes. 1517-23; rime. XXXIV, 45; h Uor.lenux. XIII. 574 .578.

3. Fnns «Joute h lleléiius cliez les S<^<|unnes. XIII. .5.100, .5:n4-.5.

4. A Sens. Marli, \ nlkano et drx f4inili.*sini.r \ rsl.r, 21U0. Rien entendu, rertfline» de CCS (liiïerencinlitins ont pu se produire s4-iileinent nprv*s la conquête. K.lles doivent s'explii|uer pnr des misons tirées de l'Iiistoire ou des hnliiludes de In cité.

5. Col l« surtout que domine, h li'poque roninine, s<i traduction en Mercure. P.Tiis le Nord, «'Ile se trouve surtout h Met/, et h Trêve», villes de rommeree

rt. Lu, on elTcl. Mars nppar.iit plus souvent comme dieu principal. Cf. »;. / £,» XII. p. 2\\i, flnmen Mtirlis; XIII, p. 4iH», t.wiim Maris, U., p. 4'.IJ. 7. CL p. II'J. n. 2 et 3. p. t.M, ii. 1, p. 12.5. n. 3 S. fcla rt^ulle des textes i ili-s p. 120, n. 4, et p. 121, n. 3. 0. P. 122, n 2 el i, |>. 123, ii. 1.

DIVINITES LOCALES. 120

doute désiré que la divinité fût demeurée la même partout et pour tous. Mais elle avait fini par se décomposer en des types différents, -comme les cités étaient devenues étrangères ou hostiles les unes aux autres, comme la Junon de Rome ignorait ou combattait la Junon de Véies sa voisine '. Les dieux des peuples embrassent toujours un horizon moins vaste que les dieux des prêtres.

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