‹ Histoire de la GauleChapitre 162 sur 718 · a. I. L., XllL .T.-il: cf. 542.J-6; ici, p. 131. n · texte numérisé non relu

a. I. L., XllL .T.-il: cf. 542.J-6; ici, p. 131. n

2. C. l. L., XII, :J 12 : Giarinus ne peut ùtre, je crois, qu'un nom de ruisseau, le Jnrret (cf. t. 1, p. 113, n. 3).

3. C. 1. L., XII, 1300; cf. Allmer, Rev. ép., n" 1072 : Marli Aliioriiji, mais poulèlre aussi un dieu de source. La localisation du Jupiter gaulois, môme sur les monla^rnes, est du reste un fait excepliotiuel, ce qui s'explique par leur attribution à Teutatcs-Mercurc; le Grand Saint-Bernard, mons Jovis. est peut-être en dehors des innuciices gauloises (C. /. L., V, p. 701 et s.).

4. Mons Helenalensis (Saint-Bonnet prés Itiom), Grégoire de Tours, In gloria cuiifess., ."); cf. p. 121. n. 2.

5. I'. 131, n. 12, p. 132; au moins d'après l'état actuel de l'épigraphie.

1 J« • LA IlKLKilÛX.

Souvent encore, rKspiit du lieu coexista à côté du dieu souverjiin, comme un parèdre de rang inférieur'. Cluujue hameau, cliafjue dévot même, unissait à sa façon le culte de l'un et 1<^ culte de l'autre. Il arrivait qu'une source fût adorée parles uns sous son nom sacre, par les autres sous celui d'un j^rand dieu*. La fantaisie de ch;;(iiii di'iidiiil en jiareille matière, et la dévotion ne souiïrait pas de ce (jiidn jitiuvail choisir entre les (jualités et les noms des patrons divins.

Ce fut Teutatès qui s'empara, comme de juste, des points relif,'ieux les plus centraux, les plus visihles. (Jn l'installa sur ces cimes maîtresses qui dominent tmit un jiays, et «jui paraissaient comme le pivot dune trilui ou dune cité entière. Il s'en vint fTouverner les princijtaies montai,M»es éduennes, njonl Saint- Jean \ mont de Sene*, mont Aiarte . On lui donna la ccdline de Montmartre, au j)ied de laquelle s'étendait l'île bâtie de Lutèce*. Et enlin, on l'adora sur ce sommet du puy de Dôme , fait pour lui et à son image, rohnslo et impérieux, (jui parai>sait la plus haute montagne dv la (jaule celtique, (jui en était la plus centrale, qui commandait les terres les plus fertiles. La puissance du maître souverain et celle du sommet allaient s'accroître l'une par l'autre, lue merveilleuse fortune pouvait commencer pour toutes deux.

Dans ce compromis entre les dieux d'en haut et les Lsprits du sol, entre les principes généraux et les hahitudes locales, entre les pensées de l'âme et 1 horizon des yeux, nous ignorons «juellc a été la part «les druides. L'onl-ils conseillé ou combattu? nous ne savons. ALiis, à voir la manière d(Mit oui jirocédé, en pareille occurrence, les prêtres d'aiilics reli::ions dominantes, je suppose

Page 1