‹ Histoire de la GauleChapitre 182 sur 718 · Sanrlissimie, awjiista-, veiwrandœ, indul'jenli's · texte numérisé non relu

Sanrlissimie, awjiista-, veiwrandœ, indul'jenli's

11. l'.cinacli./M'. c7/.,XMn, 1807, p. 140; XVII, ISKO, p. .'i'j - 0///.>-, I, p. 2IOet 231.

topiques, domestiques et |,'énéraux coexistaient et se confondaient tout ensemble". Les jrrandes divinités se transformaient sans cesse en des myriades d'hypostases locales. Les druides avaient beau fixer leur nature : on ne peut définir l'insaisissable, et régler le rêve de la foi.

\V. — TENDANCFS A I.' AN TU ROPOMORPIl I SME

Ces multiples fonctions que l'on prétait aux puissances souveraines, leur élection d«' domicile sur la ttrre. l'apothéose des chefs, la domestication des dieux, tout contribuait à rap|trocher les humains et leurs maîtres, à les faire semblables les uns aux autr«'S. Insensiblomont. les Gaulois étaient amenés à figurer Taran, Ésus, Hélénus ou Teutalès sous la forme corporelle des hommes, vêtus, armés, ornés comme eux. L'idole «levait compléter rouvr»' du invlhe et de la légemle : elle n'était que le dernier terme d'une familiarité déjà fort grande. Kt les (iaulois furent d'autant plus entraînés au ruile des images, qu';\ la lisière de leurs domaines, à .Marseille', à Chiusi ou j\ Lj)lirse, ce culte était la joie des yeux et la splendeur visible de la foi iiitiuD'.

Cependant les Gaulois n'y sont arrivés qu'assez tard*. Pas une seule statue de dieu n'est, en Gaule, antérieure à l'époque romaine*. Ils ont, sur leurs monnaies des années de lindépendance, gravé des épées, des enseignes, des harpes, des chaudrons, des oiseaux, des bétes, des monstres, des têtes coupées;

1 Justin, XI, III. r,. 0 7; rf. p. ir>4 .-S.

2 Le mot dr ilronno» rhoi liiixloro \\I1, 0, 4) semble bien indiquer qu'il rrtt-irdait comme indigne de Ia divinilr do la lipurer en image.

3. Je parle de relies dont la date peut Mre iridi>|u<'-e; voyez les recberche» de Renel, p. 212 et ». Le seul monument religieux anl<>ricur À la ronqui^le me parait Hre la pierre de Kerm.iria en Pou! TAbb^. Piniî»t«''re : je la crois au plus UM du ni* ou du II* siècle. Klb- ne pn^sente «lue de» flgure?» promiHriijue», reprewntalion» de svastikas, croix, globulrs ou olive», larmes, nuandrcs, spirales; cf. p. 138, p. 387-8 (Bulletin archi'ologiijue, 1898, p ^^ *"')•

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