SACRIFICES ET MORALE RELIGIELSE
Ces lieux saints, ces bois réservés devaient être soigneusement délimités par un mystérieux arpentage : c'étaient bien des « temples », dans le sens primitif du latin templum. Mais les sanctuaires fermés et couverts demeuraient une exception, même au temps de César*.
Il existait cependant déjà, dans certains centres, en faveur de certaines divinités, des demeures soigneusement closes et à abri faîtier, construites de main d'homme. Lorsque les Arvernes prirent l'épée de César, ils la suspendirent dans un de leurs temples- : ce ne pouvait donc être qu'un sanctuaire bâti. La maison sacrée des prêtresses de l'île namnète avait ses charpentes et sa couverture ; chaque année, elles refaisaient celle-ci de leurs propres mains, et nulle ne devait, sous peine de mort, laisser tomber les matériaux destinés au toit de leur dieu ^