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peuvent naître spontant-nient chez des populations de race et de climat fort dilTérents. Nuus avons été, nous et nos ancêtres, toujours tentés de croire à des imitations, alors quil n'y a que des ressemblances. Si le (irec constatait chez les Barbares des rites analo"^uos aux siens, il louait leur philhelk-nisme; s'il rencontrait chez eux le souvenir d'un héros local, il proclamait qu'ils avaient reçu la visite d'IIéraklès'. En réalité tous les peuples méditerranéens (pour ne parler que de ceux-là) ont eu des Hercules propres, et lorsqu'lléraklès établit l'empire de son culte dans le monde {j^réco-romain, il ne fit que substituer son nom et son histoire au patrimoine de héros indij^ènes. Pareille chose arriva en Gaule quand Tentâtes se transforma en Hermès et en Mercure . Hii-n dt's conversions ne sont que des adajttations de pensées analogues, et bien des victoires de dieux se ramènent à des chanirements d'épithètes, à des rapjirochements d'attributs, à des fusions d'existences. Les Galates d'Asie, les Ca'IIcs it les Aquitains de Gaule adoreront bientôt avec une ferveur particulière la Grande Mère des Dieux de Pessinonte : mais c'est qu'ils avaient pratiqué, de temps ipimémorial, un culte chthonien de pareille nature; et ce <jui |)araissait une évolution religieuse était une réminiscence\ 11 n'est aucune divinilé qui no soit un mélange de dieux.
La seule religion, <mi dehors des cultes des Barbares occi«lcntaux. dont les (jaulois et leurs j)rétres ont pu s'insj)irer, est celle du monde heljénitjue. Les (laulois n'étaient pas de f.matiques ennemis de l'étranger. Le druicle Diviriac, le roi galato Déjotarus ont fait à Cicéron des confidences d'ordre religieux'. Ia'S temps »le Brennos, ennemi d'Apolldn et (ontenipteur des idoles, étaient passés de|)uis longlenq»s. A dire vrai, cv Brennos a|)parait comme une exception dans l'hi-^toire gauloise, et je me