T. I. p. 408-413; t. II, p. 23:i
7. Hio.l.ire, V, 28, 6; Valère-Maxime, II, 6, 10; Aramien, XV, 9, 8; Clément d'Alfxandrie (d'aprèâ Polyliistorj, Strotuata, I, 15, p. 41, Sticlilin; Oripcnc, Pkilos., 1. 2 et 22. Le point de départ a été, seinble-t-il, le livre de Polyhistor; tf. p. 8G a. 2.
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voj.'uaienl sur la mer Iiilérit'ure et qui débarquaient sur tous ses rivaf^os'.
Que la rclijjMon {gauloise ait rit' [iarf«jis transformée par co voisinage, ou qu'elle soit toute dérivée du fonds commun de la nature humaine, elle ne présente que des faits très ordinaires dans l'histoire morale des hommes. Elle ne mérite ni admiration ni colère. Dans l'élan d'une hyperbole oratoire, Cicéron disait qu'elle ne ressemblait à aucune autre, (lu'cllf respirait b; sang et la colère, qu'elle était une guerre permanente aux dieux civilisés de Delphes et du (lapitole-; il en parle comme d'autres ont parlé de la religion «l'Israël \ fixée dans l'adoration en esprit d'un dieu national, invisible, terrible et jah»ux. Mais à vingt ans de là. César déclarait que les dieux gaulois étaient pareils à tous les autres, et (ju'il n'y a\ail aucune dilTérence entre Taran cl Jupiter, Bélénus et Ajxillun : et il parle de la religion des Celtes comme si elle s'était di'jà modelée dans le moule des formes gréco-romaines \
Telle était en elTet la qneslit)!! qui se posait en Caule un nu deux siècles avant l'ère chrétienne. I^a religion s'immobiliserait-clle, comme celle des Juifs, dans les rites immuables d'une divinité nationale"? s'épanouirait-elle, comme celle des (irecs, dans la multiplicité visible des dieux humanisés? ou, comme jadis celle du Latium, viendrait-elle s'adapter, en des pastiches maladroits, à la religion triomphante de 1 hellénisme? — Ce qui fait l'originalité d'une religion, ce sont moins les formules des rituels et les cadres théologiques, que la manière d'être et de vivre «ju'ell»> finit par imposer à ses dieux. La religioiv