‹ Histoire de la GauleChapitre 230 sur 718 · CHARS DE GUERRE, C.WALERIE, INFANTERIE · texte numérisé non relu

CHARS DE GUERRE, C.WALERIE, INFANTERIE

Il se présentait, il est vrai, d'assez nombreuses exceptions. Chez beaucoup de peuples, à ce que je crois, un certain nombre de fantassins étaient préparés pour combattre, légèrement armés, à travers les rangs des chevaux, de manière à soutenir ou à protéger les manœuvres du guerrier monté '. D'autres cités avaient su se constituer une très bonne infanterie^. C'étaient d'ordinaire les nations de la frontière, où l'élément et les usages celtiques étaient moins prépondérants ^ et oîi la rencontre avec l'étranger obligeait à une surveillance plus soutenue des ressources militaires. Nous ne parlons pas seulement des tribus extérieures au nom gaulois. Ligures des Alpes, Aquitains des Landes et des P^'rénées, qui donnaient toujours d'admirables piétons, coureurs, grimpeurs, marcheurs et combattants hors de pair*. Mais on voyait aussi, chez les Belges de la Moselle et de la Meuse, des fantassins de premier ordre, de même origine peut-être que ces Germains dont la vélocité, au dire des Anciens, était incroyable ^ Les Nerviens de la Sambre, notamment, ne possédaient aucune force équestre, mais leur armée, toute de gens de pied, n'en fut pas moins remarquable par la rapidité de ses mouvements, la souplesse de ses évolutions, la ténacité de sa résistance ^ Ce fut contre eux que César livra la plus acharnée de ses batailles de Gaule; et cela aurait dû montrer aux Celtes que le cheval, sur de certains terrains et contre de certains ennemis, n'est plus qu'un luxe encombrant.

1. César, VII, 80, 3; 18, i ; cf. I, 4S, 0-7 (chez les Germains).

Page 1