Cf. t. I. p. 3.')4, 3.M
5. Diodore, V, 30, 3 (loiivii, parle d'une partie de» Gnulois el peul-Mre simple-
fer ne sont toujours, je crois, qu'une parure des grands chefs'. — On s'en tenait encore au long bouclier de bois ou de clayon, rehaussé, chez les plus riches, d'ornements de bronze en hautrelief'. Ce bouclier, sans doute, était capable d'abriter toute la taille d'un homme; mais ce qui fait la valeur d'un abri de ce genre, c'est sa mobilité et sa résistance, et on devait voir plus tard (en 38) une seule décharge de javelots romains transpercer et attacher ensemble plusieurs de ces engins incommodes, si bien que les combattants gaulois, ayant leur bras gauche retenu par la lanière du bouclier, se trouvaient réduits à une demiimpuissance par les armes mêmes qui devaient les protégera — Ce n'était point une meilleure défense que leur casque de métal, réservé d'ailleurs aux principaux chefs* : il laissait à découvert
ment de l'absence de cuirasses); V, 29, 2 (parle, je crois, de quelques possédés ou exaltas qui combattent le torse réellement nu).
1. Diodore, V, 30, 'i: V, 27, 3; cf. Plularque, César, 27. Les ruines n'ont presque rien livré qui rappelle une cuirasse (cf. p. .308, n. 3), et je ne vois à alléguer ici que le busle de Grézan (Lspérandieu, !, p. 295). Cuirasse des monnaies de Vepotal. (n" 4483-04), remarquable par les pièces d'ajoutage qui protègent les épaules, mais aéjà la civilisation romaine a pénétré en Gaule; sur celles de Litavic? (n" o057-79). Cf. Laurent et Dugas, Rev. des Et. anc., 1907, p. 63-4; ici, p. 308.
2. L'n umho ou une bosse renforçait parfois la partie centrale de l'arme, et protégeait le milieu du corps du soldat; c'était l'umlo qui portait les ornements. Posidonius ap. Athénée, IV, 40; César, I, 25, 3; II, 33, 2 'ces derniei-s en écorccs ou en baguettes, recouverts de peau, mais improvisés); Strabon, iV, 4, 3; Diodore, V, 30, 2; Pan. veL, 8, 4 (cL p. 93, n. 4) ; Plutarque, César, 27; bouclier long sur les monnaies Vepotal. (n'"4483-y4); Saint-Germain, Cat., VU, 26, p. 168 (umbones ou bosses); XIU, 26 g, p. 111. Laurent et Dugas. p. 64-5; ici, p. 308. — Les boucliers arrondis des amazones nues sur les monnaies des Redons (n"" 6756-64), des cavali'-rs sur celles des Pictons (n"' 4427-4470), me paraissent des boucliers despèce religieuse et non militaire. De même, ceu.x des Nantes parisiens (Musée de Cluny). Et dans ces cas-là, c'est sans doute l'armement primitif qui a été conservé pour reparaître dans les scènes religieuses, comme chez les Saliens de Home (cf. p. 187, n. 1). — Cf. p. 313 (ornements en corail).