T. I, p. 352, n. 3 et
5. Car il semble, d'après les fouilles faites dans leurs sépultures, que les Belges et nfrtamment les Rémes aient conservé ou adopté l'épée à pointe, plus courte (ce qu'on appelle le type marnien ; cf. t. I, p. 372, n. 4; Reinach, Cat., p. 1G2-3, etc.). D'une manière générale, les Belges s'attardaient aux vieu.x usages (cf. p. 187. n. 2), et, comme ces usages, char de guerre, armes de jet, (|ui sont toutes aussi de pointe, avaient à certains égards plus de valeur militaire qne les nouvelles armes, cela aide à expliquer la supériorité de ces peuples parmi les Gaulois. — Il faut cependant rappeler cette réserve que l'archéologie funéraire ne donne pas toujours l'état réel de la vie contemporaine d'un pays (cf. t. I, p. 150-1).
6. Diodore, V, 30, 3 et 4 : il déclare la pointe des javelots bien supérieure à wlle de l'épée; Strabon, IV, 4, 3; César, V, 42, 3: bas-reliefs d'Iviilremont, n" 305= Espérandieu, p. 83; .Musée de Saint-Germain, VI, 0, p. 150, tvpo ancien; VI. 26, p. 157; 36, p. ICO; l.\. 1, p. 171; XllI. 20-27. p. ltl-2, contemporains de César; Desor, PalalUles, p. 81-6; de saint-Venant, Bull, arch., a. 1897, en particii-
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demeurés en arrière : l'arme est ornée de clous de cor^iil ou h tête émaillée '; suspendue le long du (lanc droit', elle est retenue à la ceinture par une chaînette de fer ou de cuivre'; le fourreau et le ceinturon sont plaqués ou incrustés d'or ou d'argent*. — .Mais l'épée n'en est pas rendue plus utile : au moment du combat, le maniement de celte masse, longue, lourde, faite pour la taille % qui coupe et ne perce pas, exige à la fois trop d'elTort et de champ; c'est une arme de rencontre plus que de (hnl. de lu nrt méthodique plus que de mêlée intelligente. Klle ne se prête à aucune de ces variétés iniinies d'attaque, de croisement et de parade que permet l'escrime de la courte épée d'estoc : une épée sans pointe manque des facultés maîtresses de l'épée'. — Le mal n'était j»as grand tant (jue le (laulois n'avait (jue des (iaulois en face de lui. .Mais au monient où il abandonnait les armes de pointe et de garantie, voilà que s'approchaient les hommes du ."Midi, et avec eux les deux armes les |)lus sûres et les |)lus pénétrantes de l'ancien monde, le javelot romain et le glaive ibérique'.
Encore si les Gaulois s'étaient résignés à l'emploi des armes défensives! .Mais la plupart des guerriers, par point d'honneur, ne savaient pas renoncer à une glorieuse « nudité », c'est-à-dire recourir à une aulrt^ prolcctinn (juc celle de leurs \ètemenls et de leur force*. Les cuirasses de bronze, les cottes de mailles do
lier p. 5U-5I0 (Irt-s impnrl.nnt, sipnnlc une (•p(fe ilc 0 m. 07 pour In laiin' spuIomt'iil); cf. p. 1H.1, n. 2.
1. Pline, XX.XII, 23. Cf. le diicoloribus arniis de Hiluil, Floriis, 1, 'M, 5; armis liiclis (les Linpons, l.utain. I, 30S.